samedi 25 juin 2011

London Boulevard de William Monahan


Mitchel sort de prison plein de bonnes intentions. Pourtant, lorsqu'il tombe sur son vieil ami Billy, un petit voyou à la recherche d'un complice, il accepte de l'aider en échange d'un toit. Incapable de rompre avec son passé, Mitchel fait la connaissance de Charlotte, une star de cinéma terrée dans un luxueux hôtel particulier pour échapper aux hordes de paparazzi, dont il devient rapidement le garde personnel.
Charlotte et Mitchel se rapprochent, envisageant même ensemble une nouvelle vie à Los Angeles. Mais il a déjà attiré l'attention de Gant, un puissant parrain de la pègre, qui voit en lui un atout précieux pour ses affaires. Quand Mitchel refuse, Gant décide de le faire plier, ne reculant devant rien pour arriver à ses fins...
 
Mon avis :
J'ai gagné deux places de cinéma grâce aux éditions Points et leur cercle !

Je les en remercie, d'autant plus que ça m'a évité de payer pour voir un film que je n'ai pas vraiment apprécié...

Comment dire, je n'ai pas trouvé de fil conducteur, c'est bien dommage car il y avait sans doute matière... A la base c'est un polar de Ken Bruen et les avis que j'ai pu lire sont plutôt positifs ainsi sur le Blog de JM Laherrère je lis que Bruen est un grand du polar.
Je me dis alors que cette adaptation (premier film) est passée à côté, le réalisateur ne voulant se décider entre romance ou polar noir ... Je ferrais donc mieux de lire le livre.

Cette romance arrive comme ça, de façon bien trop rapide et non construite, avec Keira dont j'ai trouvé le personnage insipide ...

Bon pardon excusez d'être une nana mais je ne l'ai pas trouvé ni bonne ni agréable à regarder, elle est maigre à faire peur et son jeu n'était pas top ...

Comme le film m'ennuyait, (et mon amie encore plus je l'ai entendu soupirer pendant le film, j'étais même embêtée du coup, de lui avoir fait profiter de la place...) je me suis donc prise à me concentrer sur un élément assez plaisant à regarder, après tout je n'allais pas gâcher ma séance de cinéma offerte !

Merci Colin !

oui oui j'arrive Colin t'énerve pas !
oki je monte dans ta caisse t'affole pas
je suis fan du cuir chemise jean tombe le costard Colin
Ben voilà on est pas bien là ;-)

vendredi 24 juin 2011

Buller ooooOOOOO


M'allonger 
et m'assoupir

Me laisser aller 

Rêver 

Buller à longueur de journée 

Être une rêveuse éveillée 

Un idyllique programme d'été,
qui se fait trop longtemps désirer ...

oooooooooooooo

 Texte et photo Didi 24 juin 2011 

Sculpture de Vénus de Paul Belmondo 
posée en 1951 avec celle d'Apollon de l'autre côté 

mercredi 22 juin 2011

Les BD de JUNG

Tome 1

Tome 2
 Scénariste : Jung

LE SITE DE L'AUTEUR 

Jun Jung-Sik errait dans les rues de Séoul quant un policier l’a pris par la main pour l’emmener à l’orphelinat américain. Il avait alors 5 ans. Quelques photos, un rapport de l’assistante sociale coréenne… Ses premiers souvenirs ne tiennent qu’à un fil, mais les questions, elles, pèsent lourd. C’est pourtant sur ces interrogations que se bâtit son adoption, sa vie, sa personnalité, sa destinée. Coûte que coûte.
Ce qui est touchant, bouleversant et convaincant : lire le point de vue de l’enfant adopté… à l’âge où on relativise sa destinée. Et puis cette belle envie de ne pas se plaindre ni se faire plaindre, celle de transmettre une énergie positive au lecteur. Avec humour, fragilité, tendresse, et ténacité !

MON AVIS :

Depuis le temps que je voulais lire ces BD voilà c'est chose faite grâce à un emprunt bibliothèque (il était temps j'aime les emprunts en bibliothèque mais essentiellement pour les BD car je peux les lire sans trop me tracasser pour leur retour étant donné qu'en une soirée on peut facilement les lire) et j'ai beaucoup aimé.

Un peu facile de dire ça ... Soyons un peu plus prolixe !

Les thèmes abordés ne sont pas forcément faciles :  l'abandon d'enfant dans un pays la Corée, l'adoption, la quête d'identité, les racines, l'intégration, le racisme...

Jung le fait à sa façon et ça peut être brut,  mais c'est aussi son histoire qu'il construit avec tous ces éléments.
Ces éléments qui le façonnent à son tour et créent son histoire à lui, dans la différence et dans l'adoption de sa nouvelle famille (l'adoption est un acte dans les deux sens à bien y réfléchir) avec sa fratrie ses parents et amis !

Les dessins sont très beaux en noir et blanc, le traits est précis, les images poétiques marrantes ou émouvantes !



Pour tout vous dire j'ai rencontré cet auteur à la fête du livre à Saint-Étienne en 2008 et je voulais prendre ces BD puis mon œil a été attiré par une autre BD...
Jugez par vous même et observez la petite étiquettes rouges !

Présentation de l'éditeur

"Brusquement réveillé par l'étranger pressentiment d'être observé, Yasunari saisit son sabre et scrute l'obscurité et l'épais brouillard qui l'entoure. Et soudain, comme surgissant de la brume apparaît une toute jeune fille d'une beauté évanescente et auréolée de pureté..."

Il faut dire que le monde des Geishas me fascine (lisez "Geisha" d'Arthur Golden, voyez le film) et les estampes érotiques aussi !

Alors j'ai pris mon courage à de mains et je me suis fait faire une Didicace par Jung !


Elle est trop belle, j'ai adoré la voir se dessiner sous mes yeux ébahis j'étais très émue avec quelques traits seulement et des crayons aquarrelables : du talent quoi !  

Des traits de l'aquarelle et une beauté !

Didicace de Jung octobre 2008


Merci Jung, oui merci !


La prochaine fois je me fais dédicacer :



Couleur de peau : Miel le tome 1 et le tome 2 
pour ma bibliothèque personnelle ! 



Quant à vous,  faites vous plaisir ;-)



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Par ces lectures je rejoins le clan des BD du Mercredi et j'en suis ravie 




ça se passe chez Mango, merci à elle pour cette mise en lumière 
des lectures BD qui nous fait découvrir de multiples univers
et des blogueurs passionnés  ! 

Son blog : Liratouva 

samedi 18 juin 2011

Roc'Eclair de Jean-Louis Aubert du pur bonheur en concert !


Un concert top génial ce mercredi soir 
alors que la lune s'éclipsait

Maintenant, il revient 
 et quelque chose en moi ne tournait pas rond

J'étais Ailleurs dans la soucoupe géante 

J'étais une locataire avec pleins de lépidoptères 
et des congénères dont Marcelle  !

2 H 45 de pur bonheur
Ce soir là était parfait : Alta Gracia !!!!
Ce n'était pas juste une illusion

C'était des sensations, 
du Roc'éclair de la douceur et du partage

Et puis voilà c'était fini 
Tu es parti mon ami 

Puisses demain le jour se lever encore
et je repartirais avec toi et tes musiciens
à New York sur terre ou ailleurs

Demain, là-bas, peut être ...

Didi  



Jean-Louis Aubert Mon alter Ego par plumedesoi

lundi 13 juin 2011

Ce que les hommes ne savent pas de Lucia Etxebarria

Le désir a ses caprices que la raison ignore. Tour à tour dominatrices, libertines et passionnées, les amazones modernes de ces nouvelles libèrent la parole et les sens, revisitant avec humour l'Éros et ses alentours. Toujours aussi pétillante, la plume d'Etxebarria s'associe à celles, acérées, de complices,  artiste, comédienne, photographe, héritières de Schéhérazade et d'Anaïs Nin, pour démonter la conception souvent machiste du désir. Le sexe est avant tout une affaire d'imagination, et donc de femmes !

Lecture de ce recueil de nouvelles présentées par Lucià Extxebarria
L'autre titre de ce recueil "Le sexe vu par les femmes"



Une présentation que j'ai trouvé assez fastidieuse dans "L'ascension d'Éros " mais qui permet de cadrer les choses en quelque sorte :

"La littérature érotique est traditionnellement tenue pour un genre mineur , et l'écrivain qui s'y risque est pas la même suspect, à plus forte raison s'il s'agit d'une femme. Elle se croit par conséquent obligée dans les interviews , de plaider l'existence d'une frontière subtile entre l'érotisme et la pornographie, de souligner que ses écrits relèvent, cela va de soi, de celui-là et non de celle-ci - et d'affirmer dans la foulée que ce qui est érotique, ce qui est littéraire, c'est de suggérer, tandis que montrer est pornographique et vulgaire.
Il s"agit selon moi d'un distinguo fallacieux, qui ne repose sur aucun élément objectif : ce qui scandalise les uns paraîtra banal aux autres. Qu'il s'agisse de cinéma, de littérature, de musique ou de peinture, la limite entre érotisme et pornographie, si tant est qu'elle existe, est fonction de la perception de l'auteur comme celle du public".
Mes nouvelles préférées 

Le violoniste et le papillon de Andréa Menendez Faya 

Nous sommes dans un sex shop avec pleins de nouveauté et c'est une femme qui officie dans cette boutique. Elle a une vision bien précise de ces clients épisodiques ou réguliers ! L'auteur est propiétaire dans la vraie vie d'un sex shop et elle tenait un blog mais je pense qu'il n'est plus actif ...

"Le regard d'Olga" de Lucia Etxbarria 

Je retrouve les protagonistes Olga et Romano dans un épisode non décrit dans le livre Sex and love addicts.

Ils sont à l'hôtel et ... (non je ne dirais rien de plus, car souvenez vous cette lecture avait attiré juste à cause de son titre des commentaires ... des commentaires hauts en couleur avec des avatars ... ne prêtant pas à confusion ).
J'aime que cette auteur bascule ainsi pour parler de ces scènes d'amour...

"Laisse toi faire" de Lola Beccaria

Le fantasme de se payer les services d'un escort boy ...
J'ai repensé au livre "Cliente" de Josiane Balasko sur ce thème.

"Les amants des tombeaux" de Maria Frisa

Une nouvelle mélangeant entomologie, tombeaux et poésies. Un peu étonnant mais terriblement fascinant.

Alors ça vous tente ? Comme dit l'auteur :

"Chacun(e) trouvera dans ce recueil, ce qu'il (elle) cherche. Nous espérons que dans tous les cas, il (elle) y trouvera plaisir et que le livre ne lui tombera pas des mains -ou plutôt de la main, si l'on en croit la vieille gauloiserie selon laquelle la littérature érotique se lit d'une seule main, la gauche de préférence" Lucia Etxebarria

Encore faut -il ne pas être gauchère ... 


Certaines de ces nouvelles ne m'ont pas plu du tout 
et ce recueil me laisse, il faut le dire, une impression assez mitigée  ...
Alors bonnes lectures et plus si affinités...  

samedi 11 juin 2011

Saint-Etienne autrement


Les Editions Jarjille made in Sainté

avec ces photographies au sténopé 

Une interview de l'auteur chez "L'oeil dans sa poche"

Un livre qui me fait découvrir ma ville sous un jour nouveau !

Les images sont surprenantes et ont comme un refrain de nostalgie.
Pour certaines je n'arrive pas à les situer exactement,
mais peu importe, je me suis laissée emballer par ce voyage chez moi !

L'auteur est un amoureux de sa/ma ville et de la Place Jean Jaurès en particulier,
avec son beau kiosque à musique !  



Photo Didi  mai 2011
Bon ce n'est pas une photo prise au sténopé mais elle est prise sur le vif avec l'appareil photo de mon téléphone portable (pas de zoom ni de stabilisateur)

J'aime bien l'ombre du kiosque et la croix dans le ciel !

Il paraitrait que quand les trainées des avions se croisent et forment une croix
c'est que quelqu'un pense à vous... 

Je me demande bien qui ...

jeudi 9 juin 2011

Radio des blogueurs : Vivement l'été !

La radio des blogueurs : c'est bientôt l'été !

 

63754381_pLes jours rallongent, nos habits raccourcissent, on pense déjà aux prochaines vacances, et pourtant nous n'y sommes pas encore.
Je ne sais pas pour vous, mais moi le matin, c'est duuuuuur. De plus en plus dur. Même s'il fait presque jour quand je me lève à 6 H, même si les oiseaux chantent, je suis un peu comme les élèves, avec "un pied en vacances". 
Aussi pour cette session, je pensais à une playlist qui nous met de bonne humeur dès le matin. 
Vous savez, ces chansons qui ont le pouvoir, dès le réveil, de nous faire sourire. Leiloona 


Je ne suis pas matinale, je suis une grosse dormeuse alors ce mois de juin est longggggg, trop long !
Ok les vacances d'été approchent (encore un bon mois bien plein avec le réveil à 6 H du mat'), mais pas assez vite à mon goût !
Le matin comme dirait Jean-Jacques Goldman, ça ne sert à rien !!! 
Et si le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt comme on le dit et bien je retourne me coucher !

Voilà Leiloona ma participation à la radio des blogueurs ! (je n'ai pas la chanson sur dee-zer du mat' car ils ont tout refondu le site et il n'y a plus  aucune chansons de JJ Goldman... ).


Encore un matin,un matin pour rien
Une argile au creux de mes mains .
Encore un matin sans raison ni fin,
Si rien ne trace son chemin.
Matin pour donner ou bien matin pour prendre,
Pour oublier ou pour apprendre,
Matin pour aimer,maudire ou mépriser
Laisser tomber ou résister.


Encore un matin qui cherche et qui doute,
Matin perdu cherche une route,
Encore un matin du pire ou mieux,
A éteindre ou mettre le feu.


REFRAIN:
Un matin, ça ne sert à rien.
Un matin sans un coup de main,
Ce matin, c'est le mien, c'est le tien,
Un matin de rien,
Pour en faire,
Un rêve plus loin.


Encore un matin ou juge ou coupable
Ou bien victime ou bien capable,
Encore un matin ami ennemi
Entre la raison et l'envie,
Matin pour agir ou attendre la chance,
Ou bousculer les évidences,
Matin innocence, matin intelligence,
C'est toi qui décide du sens

Jean-Jacques Goldman

Ce titre est extrait de l'album : Positif 
Année de sortie : 1984



mercredi 8 juin 2011

Juin mois des roses


La beauté passe
mais les roses en mourant 
nous offrent encore de l'éblouissement !

Texte et photo : Didi juin 2011

samedi 4 juin 2011

Dernière lecture avec John Irving : Dernière nuit à Twisted River

Épisode trois de ma belle histoire avec JOHN IRVING, c'est la lecture de son "petit" dernier (enfin quand je dis petit je me comprend car en la matière Irving est plutôt dans la catégorie pavé !)

J'étais en attente de ce livre et des frémissements de la blogosphère le concernant car même si j'ai aimé Je te retrouverai? je n'avais pas été époustouflée ni complètement conquise.

Alors j'attendais de son dernier qu'il me fasse l'effet magique de mes préférés !


Janvier 2011 le livre sort en France, il est magnifique avec sa belle couverture immaculée et ce pin torturé !

"Depuis sa nouvelle cabane d'écrivain, il apercevait un pin torturé par le vent, presque courbé en deux. Quand tombait une nouvelle averse, et qu'on atteignait le blanc absolu, au point que se confondaient les rochers de la rive et les glaces de la baie, il s'émerveillait de voir le petit arbre chétif s'éccrochr à la vie avec une telle ténacité."

La blogosphère frémit, les lecteurs sont enchantés (je note entre autre  l'avis et les sensations de Mango ICI ), du grand Irving qu'ils disent ! 

Il me le faut ! Et il sera à moi,  cette fois ci, dans ma bibliothèque avec mon ex-libris !

Au nord du Nord, au pays des bûcherons et des flotteurs de bois -les draveurs -, il était une fois un petit cuisinier boiteux et son fils de douze ans, gamin impressionnable à l’imagination peuplée d’ours indiscrets. Ils avaient pour garde du corps Ketchum, l’ogre anarchiste, ivrogne, rusé, noiseur, faux illettré à l’intelligence incisive.
A l’image de la Twisted River torrentielle, ce récit d’une vengeance impitoyable bourlingue son lecteur d’ethnies en états sur trois générations, rencontre explosive entre l’Orient et l’Occident, comédie de mœurs culinaires, tragédie des portes mal fermées entre la splendeur d’une nature meurtrière et la quiétude imprudente du foyer.
Un chien héroïque, une Mustang bleue fantôme, une ange atterrie dans la fange : le chef Irving nous réserve toutes les surprises de son art consommé dans un roman qui se dévore et se déguste jusqu’à la dernière page. Bombe glacée pour tout le monde au dessert !

Encore une fois je suis tombée sous le charme ! J'ai attendu un peu avant de l'entamer car je savais qu'il me faudrait du temps pour le déguster et m'en imprégner, je savais que comme tout livre d'Irving je devais rassembler des conditions de lecture idéales, qui sont les vacances et l'immersion dans son univers.
Il fallait que je me laisse emporter et lire lire et lire encore ! Ainsi je l'ai commencé lors des vacances de printemps loin de toutes sources internet, qui parfois je l'avoue, me détournent de la lecture, mais tout ça parce que je le veux bien  !!!

J'ai beaucoup lu pendant les vacances et je l'ai fini après mais au vu de l'épaisseur je l'ai lu vite 565 pages quand même !

J'ai tout simplement adoré et c'est là que le plus difficile arrive pour moi, vous en parler, vous donner envie de le lire et de l'aimer à votre tour ! Mais comme dans toute histoire d'amour je ne peut me faire marieuse ... Et voilà que je délire à nouveau ...

Revenons à ce livre qui pour moi est du grand Irving !

Il rassemble tout ce que j'aime chez lui : des personnages qui se construisent dans la durée (on les suit là de leur naissance et même avant, jusqu'à leur mort), 

Des personnages résolument attachants dans leurs particularités et dans leurs faiblesses.
Des hommes : Dominic, Danny, Ketchum, Joe, Ange.. Et aussi des femmes Daisy, Pam pack de six, Katie, Charlotte, Tombe du ciel...

Des situations rocambolesques qui si elles peuvent parfois faire tiquer dans leur crédibilité, permettent de construire l'histoire, les histoires et rendent le récit comme surnaturel et burlesque !

La construction des évènements qui arrivent comme des accidents qui font fléchir la vie des héros de l'histoire.
Qu'il est difficile de vous parler de ce livre, sans le trahir, il m'a touché car il parle avec beaucoup d'intelligence des liens familiaux et de la difficulté de perdre les êtres qui nous sont chers. Il m'a émue aux larmes...

" Pourquoi tu serais mort, toi aussi, si j'avais été percuté par une voiture ? (Joe le fils de Dominic)
Parce que tu dois me survivre. Si tu meurs avant moi, ça me tuera, Joe. (Dominic)"
J'ai aussi beaucoup aimé l'analyse que fait Irving sur son métier d'écrivain par l'intermédiaire de Danny. 
Beaucoup de lecteurs (et moi dans le lot) pensent que dans l'œuvre d'un écrivain on peut retrouver des éléments biographiques.

Irving en parle très bien et l'on s'aperçoit que l'auteur ne mets pas forcément de sa vie dans son œuvre du moins intentionnellement ... car au fond les liens sont là, indubitablement, inconsciemment  !
Et dans Irving on retrouve souvent des thèmes récurrents : les relations filiales, les ours, les mains, les fellations qui tournent mal, les amputations et j'en passe...

Que penser de cette fin qui boucle la boucle de ce grand roman ! Il vous faudra le lire pour savoir de quoi je parler, j'ai adoré ce bouclage ! Du grand art !

INTERVIEW

A travers son livre Irving parle aussi de son pays les USA, de son histoire ! Il parle de l'Histoire avec un grand H par le prisme de personnes qui la vivent au quotidien. J'adore les visions de ces personnages ! Le 11 septembre 2001, vu à travers les yeux de Pam Pack de six et des locataires du camping est (j'ai du mal a trouver l'adjectif...) bien vu !

J'oublie certainement encore des choses ... Oui comme l'écriture elle même qui me plait énormément (merci au traducteur qui n'utilise pas l'expression Par devers lui à tout bout de champs !) et sa dimension poétique.
Bon je me tais, je pense avoir dit le maximum et il ne vous reste plus qu'à le découvrir par vous même, un 5 étoiles je vous dit, alors n'hésitez pas de profiter de tous les avantages !

Merci John Irving et rendez-vous au prochain livre,
celui que vous concocter à la main rien que pour notre plaisir et il me reste quelques livres à piocher dans votre bibliographie, youpi !!!

Héros et John ...



BIBLIOGRAPHIE

 
Je finis par le début ;-) moi aussi avec l'épigraphe de ce livre

"J'avais un boulot dans les Bois du Grand Nord. Pendant un temps, j'ai bossé comme cuistot. mais ça me plaisait pas trop. Et un jour, la hache est tombée. "




mercredi 1 juin 2011

John Irving et moi : épisode n°2

L'histoire se poursuit entre Irving et moi, je me permets d'en faire des épisodes sur mon blog

Nous sommes en 2000, je lis alors un recueil de nouvelles :

"Les rêves des autres "


Elles sont sept, ces nouvelles réunies pour la première fois en un volume, contrepoint à une oeuvre romanesque foisonnante. Pour sa plus grande joie, le lecteur y retrouvera ce qu'il connaît : la satire du conformisme, l'imagination débridée, le goût du burlesque, les tabous joyeusement pourfendus - cette vitalité hors du commun qui permet à l'auteur de passer indemne par-dessus les gouffres de ses obsessions. Mais certains y découvriront aussi, parfois, le récit à mi-voix, la description en demi-teinte, la profondeur et l'humanité du propos qui font ici d'Irving un nouvelliste à l'égal de Katherine Mansfield ou du Joyce des Dublinois.


J'avoue là mes souvenirs sont flous ... très flous ... Bon à relire ! Comme j'aime bien les nouvelles et que je possède le livre.

Pas bien de ne pas se souvenir, mais Irving pour moi est indéniablement associé au style roman fleuve. Il sait nous imprégner de ses personnages et de leurs vies jusqu'à avoir le sentiment d'être dans leur intimité alors il est peut être moins doué dans le petit format !

Toujours en 2000 je m'intéresse à :

"Une veuve de papier "


Dans ce nouveau roman, John Irving mêle plusieurs histoires d'amours, croise les personnages qui gravitent autour de celui de Marion Cole, femme splendide et triste, rongée par la douleur d'avoir perdu ses deux fils dans un accident de voiture. Cet été 1958, elle est sur le point de se séparer de son mari écrivain, Ted. Durant cet été, dans la demeure remplie des photographies de ses fils, elle fera soixante fois l'amour avec Eddie, jeune garçon de seize ans, assistant de son mari et épris d'elle. Dans cet univers éclaté grandit Ruth, 4 ans, fille des Cole, que Marion a décidé de ne pas aimer par peur de mal l'aimer. La fin de l'été voit disparaître Marion, quittant le mari qu'elle n'aime plus, l'amant qu'elle refuse d'aimer et l'enfant à laquelle elle ne veut s'attacher. Et c'est précisément Ruth que l'on retrouve en 1990, devenue romancière, appréhendant le mariage et la maternité. Eddie la retrouve pour en tomber amoureux.
Avec une incroyable subtilité, John Irving plonge le lecteur dans la vie de multiples personnages (on rencontre aussi les figures d'Hannah, d'une prostituée, d'Eduardo.) dont les rencontres tissent le fil de ce conte moderne aux prises avec le deuil, la mélancolie, le chagrin et l'amour.
Traduit de l'anglais (américain) par Josée Kamoun.
Des thèmes de prédilection de John Irving sont là : l'écriture, la perte d'êtres chers, la prostitution, l'amour.
Je revois dans ma tête cette maison et ses photos enlevées. Je revois les parties de raquettes et les prostituées. 

Puis une pause de 7 ans, 7 ans de réflexion me diriez vous ?  Non, mais d'autres lectures , d'autres auteurs, et voilà le temps file passe sans qu'on puisse le retenir et nous sommes déjà en 2007 !!!

Le nouveau Irving est sorti en France (2006 en France exactement), un beau livre broché avec un beau sein tatoué c'est :

"Je te retrouverai"
Dans ce nouveau roman, John lrving nous raconte l'histoire de l'acteur Jack Burns, fils d'Alice, tatoueuse professionnelle, et de William Burns, organiste et grand amateur de tatouages envolé à la naissance de son enfant. Agé de quatre ans, Jack sillonne avec sa mère tous les ports de la mer du Nord, à la poursuite du père fugitif. Un périple qui le marquera à jamais. Tandis que William le séducteur fait tonner les orgues de Scandinavie et des pays-Bas, Alice le talonne et gagne sa vie en tatouant sur des épidermes consentants des coeurs brisés, des fleurs voluptueuses et des serments de fidélité. Déçus dans leur quête, mère et fils s'embarquent bientôt pour le Nouveau Monde où l'enfant va grandir hanté par le fantôme de ce père auquel il redoute, et s'efforce pourtant, de ressembler. Des femmes plus âgées abuseront de lui, il en séduira bien d'autres. Car à vingt ans Jack est bien décidé à tirer parti de son visage d'ange et de sa mémoire prodigieuse pour faire carrière à Hollywood. Sauf que, privé des modèles de mère et de père, il excelle dans des rôles de travesti. Quant à sa mémoire, n'est-elle pas sous influence ?

Un roman à la Irving qui peut rebuter par son côté pavé ! 850 pages quand même ! Mais quand on aime on ne compte pas et ce livre s'insinue en vous et ce que j'ai trouvé le plus fort c'est tout le travail de l'écrivain pour montrer et démontrer que les histoires sont parfois différentes selon qui vous les raconte ! Et que la mémoire est une drôle de chose ! D'ailleurs la mémoire en terme de lecture c'est très significatif, si on oublie tout à fait ce n'est pas bon signe.

Des univers très éclectiques se côtoient dans ce livre.  C'est aussi une marque de fabrique chez Irving ! L'univers des tatoueurs mais aussi des joueurs d'orgues, celles des prêtres et des soeurs et l'univers des acteurs et des  prostituées par exemple...

C'est poétique, parfois cocasse, parfois également dérangeant ou tout simplement hilarant  ... C'est tout ça à la fois et j'aime ça ! 

Voici mes livres d'Irving !!! Ils sont beaux !!!
Note : la 4ème main que je n'ai pas encore lu est à ma belle-sœur : merci Isa !



MERCI JOHN IRVING !!!


Il me restera un épisode dans ces romans fleuves que je vis avec John Irving, l'épisode de son dernier livre !!! Oui je sais je sais je repousse j'ai peur de ne pas savoir en parler ...

Je tiens aussi à valider ma participation au Challenge John Irving proposé par :


Après la lecture de Dernière Nuit à Twisted River, j'ai à la fois envie de rendre hommage à John Irving et de le lire à nouveau. Heureusement, pour moi,il m'en reste un certain nombre à lire. Si vous souhaitez m'accompagner, il vous suffira de laisser un commentaire avec le lien vers votre billet et votre "note" sur 5. Car dans un an, j'aimerais faire le classement de nos romans préférés de John Irving. Vous pouvez aussi regarder une adaptation ciné. Alors, "a challenge for John Irving"? Je crois qu'il le mérite bien, pour ce qu'il dit et ce qu'il ne dit pas mais qu'on lit entre les lignes. Voici un rappel des romans de John Irving (en rouge, ceux qui ont été adaptés au cinéma ceux que je veux absolument (re)lire sont soulignés et en violet ceux que j'ai lus récemment). Val's



Une prière pour Owen

L'œuvre de dieu la part du diable

Dernière nuit à Twisted River