dimanche 13 avril 2014

N'aie pas peur si je t'enlace de Fulvio Ervas



 Un voyage de trente-huit mille kilomètres, qui commencera par la traversée des États-Unis en Harley Davidson. C’est cela que Franco Antonello souhaite pour le dix-huitième anniversaire de son fils, diagnostiqué autiste à l’âge de trois ans. Andrea est un ouragan imprévisible. Lorsqu’il marche, c’est sur la pointe des pieds. Les objets, il les aime rangés dans un ordre méticuleux. Quand il veut savoir qui il a en face de lui, il l’enlace afin de sentir ce que l’autre a dans le ventre et pour cette raison ses parents ont inscrit sur ses T-shirts : N’aie pas peur si je t’enlace. Pourtant ce voyage se fera, à travers les États-Unis et jusqu’en Amérique latine, mille fois plus inattendu que prévu… Sous le regard étonné et teinté d’humour du père, Andrea caressera les crocodiles, communiquera avec les chamans indiens, embrassera les jeunes filles… et enseignera à son père à se laisser aller à la vie. Il fera de cette expérience une aventure épique, difficile et grisante, imprévisible et captivante. Comme lui, qui dit vouloir devenir, malgré tout, un terrien. Source Liana Levi

Mon avis :

Tout d'abord je tenais à remercier Elsa pour ce sympathique prêt ! 

Je vais pouvoir le rendre et mon avis sera relié sur le blog de l'Association des amis lecteurs.

J'ai lu rapidement ce livre car je me suis laissée emporter dans ce périple pas commun. 

A la base j'aime beaucoup les road movie alors là j'étais enchantée partir traverser les USA sur une Harley Davidson, je n'avais vraiment besoin de personne;-)

Sauf que loin d'être classique, les personnages réels de ce voyage ne le sont pas. Il y a le père Franco et le fils Andréa autiste. 

Et là profondément le voyage est abordé différemment, de par la différence et le handicap du fils de 18 ans.

Quel beau projet un peu fou que celui-ci ! Quelle belle relation entre ce fils et ce père ! J'ai un profond respect pour tous ces parents qui gèrent avec beaucoup d'amour et de volonté leurs enfants différents. 

La communication avec Andréa est difficile, mais ce voyage va apporter beaucoup de choses à Andréa et son père. 
Andréa n'exprime que très peu ce qu'il peut ressentir et c'est son père qui se fait le relais de ses sensations.  
Comment savoir ce qu'il ressent, a-t-il seulement conscience de sa différence ?

Les rencontres lors de ce périple apportent toutes des regards différents sur Andréa. des regards sans jugement.

Andréa est totalement dépendant de son père dans la vie comme dans ce voyage. Mais ce voyage à permis à Franco le père de vivre autrement sa relation dans un autre rapport à la vie en essayant de puiser les bons moments et la liberté du voyage. 

J'ai aimé la façon tendre de nous parler de l'autisme à travers la relation filiale père-fils. Le constat reste néanmoins amer car l'avenir peut bien sur effrayer dans la mesure ou Andréa ne sera jamais indépendant. Franco en a définitivement conscience... Mais il prends la vie comme elle arrive et ce périple constitue un fabuleux album de souvenirs ! 

Je salue aussi l'auteur qui a retranscrit fabuleusement cette aventure dans les sentiments du père et dans les étapes de ce voyage. 

Fulvio Ervas vit à Trévise et est l'auteur de plusieurs romans noirs. Il a raconté l'histoire de Franco et Andrea dans N'aie pas peur si je t'enlace.
Entretien
Comment vous êtes-vous attelés à ce travail à quatre mains ?
C’est Franco qui m’a entrepris un jour dans un café. Il avait pris des notes en pensant rédiger quelque chose à faire lire à ses amis et il m’a montré des photos du voyage. Et tout en parlant avec lui, j’ai aperçu plus loin ce grand garçon sur la pointe des pieds : il semblait vouloir dévisser les ampoules du ciel. C’est cette image qui m’a convaincu d’accepter!
Et pratiquement, comment avez- vous travaillé ?
Pendant onze mois nous nous sommes vus tous les vendredis. Je l’écoutais et j’écrivais. Ensuite j’ai travaillé au texte pendant un an. Pour finir, il y a eu plusieurs lectures avec l’éditeur pour éviter absolument tout chantage sentimental, toute mièvrerie. Et sur ce point nous étions tous d’accord!
C’est vous qui avez choisi le titre de l’ouvrage ?
Oui, lorsque Franco m’a raconté qu’Andrea enlaçait les gens pour savoir qui ils étaient… ce qu’ils avaient dans le ventre, en quelque sorte ! Et qu’ils avaient été obligés d’écrire sur ses T-shirts cette phrase énigmatique…
Comment expliquer le succès de librairie ?
Je pense que Franco parvient à transmettre dans le livre et dans les interviews qu’il donne son amour positif pour son fils. Sur le site de l’association Les Enfants des Fées sont arrivées huit mille lettres de remerciement. Et pour le reste il y a eu la presse et le bouche-à-oreille… 

Et puis je ne me suis pas retenue d'aller voir les images de ce voyage de 38 000 kms pour découvrir les Andréa et Franco en vrai ! Le blog ICI ! Quel plaisir de revoir les images comme je les avais imaginées.



N'ayez pas peur qu'Andréa et Franco vous enlacent, 
vous vivrez une belle expérience en leur compagnie ! 
Une belle et tendre lecture !!!

" Certains voyages commencent bien avant le jour du départ. 
Parfois longtemps avant. "


Andréa joue à se laisser soulever sans relâche. ce n'est pas seulement une question de résistance physique ni de répétition compulsive. Il est heureux. Un bonheur immédiat et viscéral, la joie du pingouin glissant sur la banquise, de la baleine bondissant hors de la mer, de l'albatros planant dans le ciel, insouciant de la gravité. Nous restons dans l'eau la matinée entière, puis nous allons chercher de quoi manger dans les nombreuses paillotes qui bordent la grève.


lundi 7 avril 2014

40+1 = 41

Et voilà encore ce fameux 7 avril qui revient comme chaque année, 
c'est dingue, ça file à vitesse grand V !!!! 

Mais c'est plutôt bon signe de fêter son anniv' 
ça veut dire que je suis en vie :-) 

41 ans c'est bizarre ... 
Et à l'envers ce n'est pas crédible ...

Les 41 ans arrivent après une année de quarantaine bien fêtée 
alors ça fait comme le soufflé ça dégonfle...  

J'ai décidé de faire un gâteau à l'orange pour les collègues qui l'ont englouti en se régalant  enfin il n'en restait pas une miette après le café, c'est un signe non ?

Cake à l'orange 

2 oranges 
150 g de sucre 
125 g de beurre mou
3 œufs
200 g de farine
1/2 paquet de levure



Mélanger sucre œufs beurre et rajouter un zeste de citron et le jus d'une orange. Puis les 200 g de farine et la levure.
Beurrer et fariner un moule à cake 
Mettre au four 40 minutes Thermostat 5
En fin de cuisson ajouter un jus d'orange avec du sucre 

Dégustez autour d'amis !
et partagez sur la blogosphère 


Les amis et la famille sont toujours là 
pour de gentils mots,
 des sms, 
de belles cartes,
et des cadeaux  !!!



Je les remercie de tout ♥
Et puis j'ai une nouvelle pensionnaire, magnifique ! 

Je voulais vous tout simplement vous la présenter 

@Didi 41 ans aujourd'hui !


samedi 5 avril 2014

Pietra Viva Léonor De Récondo

Michelangelo, en ce printemps 1505, quitte Rome bouleversé. Il vient de découvrir sans vie le corps d’Andrea, le jeune moine dont la beauté lumineuse le fascinait. Il part choisir à Carrare les marbres du tombeau que le pape Jules II lui a commandé. Pendant six mois, cet artiste de trente ans déjà, à qui sa pietà a valu gloire et renommée, va vivre au rythme de la carrière, sélectionnant les meilleurs blocs, les négociant, organisant leur transport. Sa capacité à discerner la moindre veine dans la montagne a tôt fait de lui gagner la confiance des tailleurs de pierre.
Lors de ses soirées solitaires à l’auberge, avec pour seule compagnie le petit livre de Pétrarque que lui a offert Lorenzo de Medici et la bible d’Andrea, il ne cesse d’interroger le mystère de la mort du moine, tout à son désir impétueux de capturer dans la pierre sa beauté terrestre.
Au fil des jours, le sculpteur arrogant et tourmenté, que rien ne doit détourner de son œuvre, se laisse pourtant approcher : par ses compagnons les carriers, par la folie douce de Cavallino, mais aussi par Michele, un enfant de six ans dont la mère vient de mourir. La naïveté et l’affection du petit garçon feront  resurgir les souvenirs les plus enfouis de Michelangelo.
Parce qu’enfin il s’abandonne à ses émotions, son séjour à Carrare, au cœur d’une nature exubérante, va marquer une transformation profonde dans son œuvre. Il retrouvera désormais ceux qu’il a aimés dans la matière vive du marbre. Source Sabine Wespieser Editeur

 Mon avis : 

En ce moment Michelangelo croise ma route de façon régulière ! Facile, vous allez me dire, surtout quand on revient d'Italie et de Rome plus précisément. 

Je suis admirative de cet homme et de son œuvre ! Je suis subjuguée par son talent. Poète, sculpteur, peintre et architecte ... Cet homme est incroyable, son talent immense !

J'ai également croisé son personnage en littérature avec le livre de Mathias Enard "Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants."

Je ne me lasse pas d'essayer à travers d'autres regards de le connaitre un peu plus.

Léonor de Récondo, va ici nous présenter Michelangelo côté intime, avec toutes ses failles et ses tourments. La perte d'être chers comme sa mère et aussi le jeune moine Andréa vont façonner cet artiste avec des failles...

Michelangelo est un travailleur acharné et méticuleux c'est lui qui va choisir le marbre qu'il va sculpter à Carrare. Ainsi Léonor de Récondo va profiter de ce séjour pour nous faire entrer dans l'intimité de cet artiste et surtout dans ses relations avec les autres. 

Avec le petit garçon Michele c'est l'enfant Michelangelo qui va se dévoiler.

Avec Topolino, on va comprendre l'artiste connaisseur et travailleur dans les carrières de marbre.

Avec Cavalino, on va découvrir un homme rêveur et poète qui sait aussi aller vers l'autre.

Les êtres chers que Michelangelo a perdu à jamais sont plus jamais présents dans son cœur et ces absents vont façonner à leur manière et de façon délicate le travail artistique de Michelangelo. 

"La petite bible tombe sur le sol. André n'est plus là. Michelangelo attends quelques instants encore, puis souffle sa bougie. Dormir, oublier, sculpter les vivants et les morts qui peuplent son imagination. Dénuder la pierre et ne laisser, en son centre, que son cœur battant. 
Michelangelo s'endort épuisé. Pas un rêve ne vient troubler cette quiétude dans laquelle il s’engouffre. Pas un soupir, pas une prière. Juste sa respiration régulière, bercée par la tiédeur de la nuit. "

 L'écriture de l'auteur est douce et distille dans son récit des réelles informations, rendant cet artiste plus humain.  L'écriture est poétique. 

" Dans la douceur de cette chambre où son esprit endormi s'est lové, il ose caresser de sa bouche le mot chéri. Celui délibérément emprisonné dans une boîte. Un mot simple et doux. Si simple que les lèvres n'ont qu'à se clore deux fois pour le prononcer. deux m entre lesquels s'intercalent une voyelle ouverte et une autre fermée. Ce mot du début de l'amour, de la naissance des autres."

Michelangelo nous parvient ici tout en fragilité, à l'inverse de cette matière, le marbre, qu'il a su rendre fort et vivant. 

Un livre qui se lit avec délicatesse et poésie. 
Une belle lecture qui me donne envie encore d'en savoir plus sur cet artiste 
et de contempler encore et encore ses œuvres ! 
Il m'en reste à voir, tant sa production est immense !!!

A noter que le livre des éditions Sabine Wespieser est très sobre et que son grain de papier est une merveille à feuilleter. 



Je remercie Choco du blog " Le grenier à Livres ", qui m'a choisie comme marraine pour l'opération des Matchs littéraires de la rentrée 2013 chez Price Minister ce qui m'a permis d'avoir ce livre. Livre qui a obtenu le premier prix de satisfaction lors ce ces matchs ! Pas étonnant, c'est une très belle lecture que je vous conseille.


mercredi 2 avril 2014

Zizi ... Chauve-Souris !

Zizi est une petite fille vive et imaginative qui s'ennuie à l'école en rêvant de gloire, de danger et ... de téléphone portable. Elle croise la route d'une chauve-souris bavarde, aussi spirituelle que pragmatique. Leur rencontre, à la faveur d'un coup de vent, va leur permettre de vivre de grandes aventures à la recherche du Grand Garou, dont une simple blessure vous garantit de vous transformer en adulte à chaque pleine lune. Mais gare au monstre gobeur d'yeux ou au falquenin, aussi vorace que mal élevé !

Des strips pleins de fantaisie, de fantasmagorie et d'humour signés Lewis Trondheim et Guillaume Bianco. Source DUPUIS

Mon avis sur le Zizi : 

Vous l'aurez compris Zizi est une petite fille de BD, dessinée (oh la répétition !) par Guillaume Bianco et scénarisée par Lewis Trodheim. 

Alors que je farfouillais dans les bacs de BD à emprunter, je suis tombée sur cet album qui m'a attiré.

Cette Zizi avait une bouille sympathique quant à cette chauve-souris elle est trop top !

J'empruntais alors et en même temps Zizi chauve-souris et " Tes seins tombent ", manière d'être raccord :-) et là mes excuses, je l'ai gardé longtemps... C'est assez bizarre mes lectures BD, comme je sais que je les lis vite et bien je procrastine grave leur lecture.... Bon mais voilà je l'ai rendue. Enfin les enfants vont pouvoir l'emprunter ;-)

Dans la BD j'aime bien aussi les strips ces micros histoires qui toutes entremêlés construisent des personnages. 

Les deux auteurs se sont bien amusés à créer cette histoire sous forme de strip et moi j'ai bien accroché comme la chauve-souris dans les cheveux rebelles et fous de Zizi ! 



J'ai aussi la chance d'avoir trouvé en librairie le petit livret contant la création de cette BD. Guillaume Bianco en parle sur son blog,  que je vous conseille de suivre ! (cliquez sur le lien)

 

Les aventures de ces deux personnages Zizi et sa chauve-souris sont drôles et un brin illuminées ! 

Zizi est aussi une petite fille tout ce qu'il y a de plus normale. On la voit dans sa vie de tous les jours avec sa mère qui l'élève seule et aussi à l'école avec ses camarades. Cette chauve-souris (que je pensais de sexe masculin... ) va lui faire vivre moult aventures nocturnes avec des bestioles imaginaires détonantes ! Le Grand Garou, le monstre gobeur d'yeux ! La mémé qui va l'initier aux arts martiaux n'est pas piquée des vers ! Rigolades garanties !



Un dessin qui m'a plu (un peu style Quentin Blake que Guillaume Bianco admire), à noter que les strips sont intercalés par de petits dessins noirs qui sont de plus bel effet !


Il s'agit du tome 1
Cheveux bien lire la suite moi  ! 

 


dimanche 30 mars 2014

Le premier bonheur du jour

@Didi mars 2014

Le premier bonheur du jour
C'est un ruban de soleil
Qui s'enroule sur ta main
Et caresse mon épaule
C'est le souffle de la mer
Et la plage qui attend
C'est l'oiseau qui a chanté
Sur la branche du figuier

@Didi mars 2014
Le premier chagrin du jour
C'est la porte qui se ferme
La voiture qui s'en va
Le silence qui s'installe

Mais le soir quand tu reviens
Quand ma vie reprend son cours
Le dernier bonheur du jour
C'est la lampe qui s'éteint


Mon bonheur du jour un nouveau disque des Pink Martini♥
Avec The Von Trapps 
Une jolie reprise d'une chanson de Françoise Hardy

samedi 29 mars 2014

Prolongation du printemps du cinéma : The Monuments Men et La cour de Babel


J'ai gagné des places de cinéma me permettant de voir deux films dans le cadre de la prolongation du printemps du cinéma organisé par BNP Paribas.

Je tiens à remercier tout particulièrement le blog In the Mood for cinema qui m'a permis de gagner ces places. A 3.50 euros la place de cinéma c'est la fête ! 


Je suis donc aller voir deux films le WE dernier :

 The Monuments Men 
et La cour de Babel.

J'ai décidé de vous parler plus particulièrement du premier car celui-ci m'a permis de découvrir toute une histoire réelle qui m'a passionnée. 

Quant à La Cour de Babel, je ne peux pas dire que je n'ai pas aimé mais c'est le genre de film qu'il n'est pas nécessaire de voir au cinéma... Je suis peut être un peu dur, mais c'est avant tout un documentaire et si le sujet est intéressant le traitement n'est pas transcendant et ne m'a pas plu... 

Je vous invite néanmoins à découvrir cette Cour de Babel mais pourquoi pas en attendant la sortie du DVD...




Ils viennent d’arriver en France. Ils sont Irlandais, Serbes, Brésiliens, Tunisiens, Chinois ou Sénégalais... Pendant un an, Julie Bertuccelli a filmé les échanges, les conflits et les joies de ce groupe de collégiens âgés de 11 à 15 ans, réunis dans une même « classe d’accueil » pour apprendre le français. Dans ce petit théâtre du monde s’expriment l’innocence, l’énergie et les contradictions de ces adolescents qui, animés par le même désir de changer de vie, remettent en cause beaucoup d’idées reçues sur la jeunesse et l’intégration et nous font espérer en l’avenir...

The Monuments Men de George Clooney 


La plus grande chasse au trésor du XXe siècle est une histoire vraie. MONUMENTS MEN est inspiré de ce qui s’est réellement passé.
En pleine Seconde Guerre mondiale, sept hommes qui sont tout sauf des soldats – des directeurs et des conservateurs de musées, des artistes, des architectes, et des historiens d’art – se jettent au cœur du conflit pour aller sauver des œuvres d’art volées par les nazis et les restituer à leurs propriétaires légitimes. Mais ces trésors sont cachés en plein territoire ennemi, et leurs chances de réussir sont infimes. Pour tenter d’empêcher la destruction de mille ans d’art et de culture, ces Monuments Men vont se lancer dans une incroyable course contre la montre, en risquant leur vie pour protéger et défendre les plus précieux trésors artistiques de l’humanité…
D’après le livre de Robert M. Edsel avec Bret Witter. Source Première


Mon avis : 

Un film qui se laisse voir sans déplaisir, avec un casting haut de gamme. Un film assez édulcoré sauce américaine tout de même... Il n'y a presque pas de Français en France ...Et Jean Dujardin fait un peu trop le clown ... Bref ...

J'ai passé néanmoins un bon moment en compagnie de ces Monument Men à la recherche d’œuvres d'art volés par les nazis ! Ce que j'ai aimé c'est découvrir tout comme eux des tableaux ou des sculptures très connus dans des lieux incroyables ... Des mines mais aussi des châteaux  ou de simples habitations. La scène dans la salle à manger d'un nazi est assez coquasse, quand les Monuments men se rendent compte qu'il s'agit de vrais tableaux et pas de simples copies !

Ce qui m'a intéressée c'est avant tout que cette histoire se fonde sur la réalité et ainsi je suis assez déçue que Rose Valland ne soit pas plus mise en valeur. Quelle femme ! 

Rose Valland jouée par Cate Blanchett
 
Après quelques recherches sur le net j'ai pu découvrir quelques éléments sur cette femme admirable qui a œuvré dans l'ombre pour la restitution d'un nombre impressionnants d’œuvres d'art à leur propriétaire.

Il existe un site à son nom où l'on peut voir le répertoire des Musée nationaux de récupération.  

Les MNR
ou les œuvres issues de la spoliation artistique
confiées aux musées de France

Qu'est-ce qu'un MNR ?

A la fin de la dernière guerre, de nombreuses œuvres récupérées en Allemagne ont été renvoyées en France parce que certains indices (archives, inscriptions, etc.) laissaient penser qu'elles en provenaient. La plupart d'entre elles ont été rapidement restituées à leurs propriétaires spoliés par les Nazis. D'autres furent vendues par les Domaines, tandis que d'autres étaient confiées à la garde des musées nationaux. Elles constituent ce qu'on appelle des MNR, « Musées Nationaux Récupération ».
Ce film a pris pour base le livre de Robert. Edsel qui lui même c'est servi d'autres études dont celle (entre autre très certainement) de Corinne Bouchoux "Rose Valland, résistance au musée ". A lire un article ICI

Livre Rose Valland, résistance au musée   par Corinne Bouchoux
Monuments men

En tout cas je remercie sincèrement cette dame et les monuments men pour leurs action qui me permettent aujourd'hui d'admirer des œuvres d'art dans les musées français entre autres !





Je ne vous parle plus vraiment du film, c'est vrai, mais finalement j'aime aussi quand un film me fait pencher sur l'histoire et en l’occurrence ici c'est pari gagné  !

Et puis j'ai bien envie de voir la Madonne di Bruges de Michelangelo cet artiste que j'admire tant et qui croise ma route assez souvent en ce moment (visite de Rome, oui ça aide question Michelangelo et aussi lecture avec Pietra Viva !

Michel-Ange et la Vierge à l'Enfant
La Vierge à l'Enfant ou Madonne di Bruges est une sculpture de marbre représentant la Vierge avec l'Enfant Jésus. L' œuvre fut réalisée entre 1501 et 1504 et est conservée dans une niche de la nef latérale droite de l'église Notre-Dame (Onze-Lieve-Vrouwekerk) de Bruges, en Belgique. Elle est entourée d'une décoration baroque.
La représentation de la Vierge à l'Enfant diffère des précédentes représentations michelangelesques du même sujet. En effet, Michel-Ange avait tendance, auparavant, à représenter Marie souriant à son fils qu'elle tenait sur les genoux. Dans cette œuvre-ci, au contraire, Jésus est debout, presque sans être soutenu, et semble sur le point d'effectuer ses premiers pas.
Le regard de la Vierge n'est pas tourné vers son fils, mais semble absent et tourné vers le sol, comme si elle avait déjà connaissance du destin du Christ. Le recueillement et l'attitude sérieuse de la Vierge contrastent avec l'aspect serein de l'Enfant.
La Madonne de Bruges présente des similitudes avec la Pietà de Michel-Ange, par le visage ovale de Marie et par les motifs des drapés.
L'œuvre a pour caractéristique d'être la seule sculpture de Michel-Ange qui soit sortie d'Italie alors que l'artiste était toujours vivant. Elle a été acquise par Jean et Alexandre Mouscron, dit "Moscheroni", membres d'une famille prospère de marchands de tissus de Bruges, cité qui était alors un des principaux centres commerciaux d'Europe. La sculture était destinée à orner le caveau familial des Moscheroni dans l'église Notre-Dame de Bruges.
La statue fut ensuite dérobée et emportée en France pendant l'occupation de la Belgique au cours de la Révolution française. Elle fut emportée une seconde fois, par les troupes allemandes, lors de la retraite de 1944, mais fut restituée après la Libération. On peut aujourd'hui l'admirer dans le lieu pour lequel elle était destinée, à Bruges.
Buonarroti, Michelangelo
Vierge à l'Enfant, 1503-1504 ca, statue en marbre
Brugge, Onze-Lieve-Vrouwekerk





Je mets la bande d'annonce pour vous donner une idée du film. J'ai bien aimé le monument men joué par Bill Murray ;-) et j'ai enfin remis la tête de Hugh Bonneville, Dowtoon Abbey bien sur !




Bonne séance en compagnie 
de ces monuments men 
et n'oublions pas 
Rose Valland !



samedi 22 mars 2014

Le sommeil des poissons Véronique Ovaldé

Tout en haut du mont Tonnerre, dans un drôle de village peuplé de femmes, l’une d’entre elles, la mano triste, attend patiemment dans sa maison à courants d'air. Elle attend les hommes qui remontent du fleuve à chaque saison douce, et surtout Jo géant, avec son cœur tout miel… Un voyage aux airs de conte, doux et inquiétant. Source Le Cercle Points
Petit préambule quant à l'obtention de ce livre ! C'est en participant à un jeu de cadavre exquis que je l'ai gagné. Le texte était initié par Véronique Ovaldé et les joueurs ( sur fesse de bouc avec le profil de mon homme :O car je ne suis toujours pas là bas... ) devaient inventer la suite et l'auteur choisissait qui avait fait la "meilleure" phrase parmi les participants. C'est mon amie Wal qui m'a dit " Vas -y essaye !" (peu de temps avant sa phrase avait été sélectionné !). J'ai été très contente que ma phrase ait plu à cette auteure que j'aime beaucoup. L'histoire concoctée est sympa ce jeu du cadavre exquis déterre des jolis mots !




La première phrase de Véronique Ovaldé :
"Cela devait faire trois ans que Samuel Gadowski n'était pas sorti de chez lui quand, ce soir d'octobre 1959, la sonnerie de la porte d'entrée le tira de sa torpeur."

La suite écrite par les lecteurs de Points :


  Il sut à cette seconde précise que sonnait là la fin de sa tranquillité, et le début des ennuis. La porte s’ouvrit dans un long grincement et ce que vit alors Samuel le laissa sans voix. Une vieille femme qu'on aurait dit sortie d'un conte, telle une fée déguisée en pauvresse, se tenait sur le paillasson, ses yeux pairs dardés sur Samuel d'un air interrogateur. Elle leva un doigt noueux contre la poitrine d'un Samuel bouche bée, et lui dit : « Tu sais pourquoi je suis là. Tu as toujours su que je viendrais. Ou aurais-tu oublié la petite enveloppe bleue que tu conserves précieusement depuis tant d'années dans le tiroir secret de ta table de nuit ? »

Non, Samuel n'avait pas oublié cette enveloppe. Il l'avait conservée précieusement. Mais à présent la visite de cette vieille dame l'obligeait à ne plus cacher ce qu'elle lui avait révélé : on lui avait transmis un don extraordinaire, précieux, inestimable,( ma phrase !) le don de l'imagination, qui lui permettait, d'un battement de cils, de s'évader dans des contrées et des paysages enchanteurs, des lieux connus et qu'il avait aimé ou des lieux inconnus qu'il découvrait, fasciné. Voilà pourquoi il ne sortait plus de chez lui depuis des années ! Le don avait rendu Samuel solitaire aux yeux des habitants du village. Mais Samuel n'était jamais seul, ils étaient nombreux, ses amis, au pays de son imagination. Mais comment avait-elle pu devenir réelle ? La jolie et mystérieuse Tania était-elle aussi devenue une réalité ?
Il l’avait désirée à un point tel qu’il se voyait se promener avec elle, bras dessus, bras dessous dans les ruelles, palabrant sur une terrasse bondée un jour d’été, d’automne ou d’hiver. Il se prêtait si bien au jeu qu’à plusieurs reprises il put remarquer des regards condescendants et moqueurs qui le déshabillaient. Probablement l’avait-on vu sourire, voire même émettre l’une ou l’autre phrase à une personne invisible ? Aujourd’hui, si la vieille bique était là, sans aucun doute, Tania serait là aussi. Son trouble psychotique profond ne put le contredire.

Il ne pouvait se résigner à laisser entrer ce laideron. Samuel était un autre homme depuis qu’il possédait cette enveloppe, il était hors de question de s’en séparer, hors de question de redevenir l’homme qu’il était naguère. La vie ne lui avait pas fait beaucoup de cadeaux et ce petit bout de papier bleu était la seule richesse valable à ses yeux, la seule chose qui vaille la peine de se battre. Ces petits centimètres carrés de papier, c’était son ciel bleu à lui, à elle Tania. Non, cette vieille chouette ne l’aurait pas !
 
Merci à Mathilde, Chantal, Constance, Laetitia (mon amie Wal), Marie-Line, Raphaël (mon homme donc moi hihihihi), Françoise, Mathilde, Chris et Lydie pour avoir prêté leur plume à ce jeu d'écriture ! Source Le cercle Le Points

J'étais si contente d'avoir gagner et j'ai demandé une "didicace". Comme je ne suis toujours pas arrivé à la faire faire en direct :O) je suis trop happy !!!!!

Impossible de mettre cette photo dans le bon sens grrrrr !

J'ai lu Le sommeil des poissons dans le tram pour l'essentiel et un peu avant de m'endormir aussi car lire ce livre c'est accepter de rentrer dans un univers fantaisiste, c'est se laisser bercer au rythme des mots de cette auteure. 

Ce livre est son premier roman et on trouve dans celui ci ce que j'aime dans l'écriture de cette femme ; tout un univers poétique et onirique et une place particulière pour les personnages féminins. Bien sur les hommes sont présents aussi car souvent l'amour est aussi un des thèmes de prédilection de Véronique Ovaldé. Ici les deux figures masculines sont représentées par le grand Jo et le petit Bikiti ( et pas Bikini c'est juste pour voir si vous lisez bien tout lol).

Ces deux là forment un duo particulièrement particulier ! Et j'ai aimé suivre leur périple comme pour des représentations de cirque. Avec ce grand Jo pas très futé mais fort et beau et ce Bikiti malin qui compte sur le grand pour s'enrichir. 

 " Sous l'eau, le Jo découvre un plaisir idéal. Il attend pour remonter de sentir ses poumons prêts à exploser, son cœur cogner comme un furieux. Jo, entouré de cette verdeur, de ces algues, de ces bris de soleil qui se déposent en éclats sur le dos des poissons, à la surface intime de l'eau - le monde vu à travers cette loupe...- Jo a l'impression d'échapper à sa pesanteur et voudrait toujours glisser, il sourit, l'animal, puis la pression devient trop forte, le corps s'embrume, les bras fourmillent, une inquiétude mauvaise attrape ses temps, il faut ressortir, crever le miroir et avaler tout l'air possible d'un coup, ah, cette joir de s sentir glacé, écharpé par le soleil et le vent qui brûle la peau et les yeux. "

Les femmes elles n'ont besoin des hommes que pour concevoir leurs marmailles. La Mano triste est comme une espèce de prêtresse de la nature féminine. Elle attends l'homme qui la fécondera. Et cette homme sera le grand Jo ... Pauvre de lui.... Mais voilà... je ne peux vous en dire plus... 

" Elle lui dit :
- Je suis toute petite et mouillée. "
Sa phrase grinça ; il regarda les seaux dans lesquels plicploquaient les gouttes qui traversaient le toit. Il vit le lit lus loin et la baignoire, toutes les petites choses parfumées posées sur le bord, il vit les murs suants et les foulards qui pendaient sans bouger aux dix coins de la pièce. Évidemment quand il la regarda au milieu de ce naufrage, il fut touché-charmé-ensorcelé.
Elle était toute petite et mouillée. 
Alors il avança et c'en fut fait de lui."

J'ai aimé ce premier roman de Véronique Ovaldé, comme j'ai aimé les deux autres que j'ai déjà lu :



Lire ces romans c'est accepter une part de non réalisme, c'est se rendre sur une terre onirique où il n'y a pas forcément de règle et pour ma part je m'y rends toujours avec plaisir.  

L'écriture de cette auteure est pour moi un enchantement, une façon différente de raconter des histoires qui nous emmènent loin à un rythme particulier qui me convient tout à fait.
 
Merci, merci à vous, Véronique Ovaldé 
pour ces très bons moments de lecture !

Merci aux Cercle le Points pour ce jeu qui m'a permis de gagner ce livre 
et d'avoir une sympathique Didicace ! 


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