dimanche 6 juillet 2014

Tu verras de Nicolas Fargues



Mon père me criait de remonter mon jean au-dessus de mes fesses, de cesser d'écouter des chansons vulgaires sur mon iPod, de rapprocher mes coudes à table et de ne pas faire la tête chaque fois qu'il voulait m'emmener au musée. Il ajoutait toujours: "Plus tard, tu comprendras que c'est pour ton bien que je te disais ça, tu verras"
Découvrir cet auteur sur Babelio.com



Mon avis :

Lecture In tram de fin d'année (plus qu'une semaine et je suis en vacances !), c'est Elsa qui m'a gentiment prêté ce livre.

Je ne savais pas du tout de quoi parlait celui-ci. 

On m'avait dit "Tu verras".

Ce livre est triste, ce livre rassemble toutes les pensées d'un père qui perds trop tôt et accidentellement son enfant, Clément un adolescent collégien. 

Ce sont toutes les choses qui n'ont pas été dites et /ou faites.

Ce sont les "Tu verras" lancés par le père pour mettre en garde son fils sur l'avenir qui résonnent désormais dans le vide...

C'est l'avenir d'un enfant qui s’arrête et celui d'un père qui s'écroule et crois ne pas avoir été à la hauteur...

Ce sont tous les remords et regrets de ceux qui restent ... Et qui doivent essayer de vivre avec cette absence comme un gouffre...

Ce livre parle du deuil d'un enfant du côté d'un père divorcé et j'ai trouvé qu'il en parlait avec toutes les souffrances et les " Si j'avais su"  qui doivent résonner dans beaucoup d'esprits de parents lors de la perte d'un enfant...

Un livre qui ne convient pas à une lecture estivale de plage ... 
Mais un livre qui m'a touché et ému,
qui parle des liaisons père-fils avec justesse et émotions.

Je vous laisse en musique celle que Clément écoutait 
avant de mourir et que son père écoute pour être encore avec lui...


 Don't Matter, d’Akon





jeudi 3 juillet 2014

Le conte de la Princesse Kaguya de Isao Takahata



  • Réalisé par : 
    Isao Takahata
  • Durée : 
    2h17min
  • Pays de production : 
    Japon
  • Année de production :  2013
  • Titre original : Kaguya-hime no monogatari
  • Distributeur : 
    Walt Disney Company France
Une minuscule princesse, Kaguya, «la princesse lumineuse», est découverte dans la tige d'un bambou. Élevée par un vieux coupeur de bambou et son épouse, elle devient une séduisante jeune femme. De la campagne lointaine jusqu'à la grande capitale, sa beauté suscite l'engouement auprès de tous ceux qui la rencontrent et fascine en particulier cinq nobles prétendants, qui vont devoir relever d'impossibles défis dans l'espoir d'obtenir sa main... Le temps venu, elle devra finalement affronter son destin...

Mon avis : 

Ollalalalalala que ce dessin animé est beau !!!! Il est merveilleux, tout simplement magnifique ! 

Ah ce que j'ai aimé, à croire que je reste avec une âme d'enfant.

J'ai été captivée par le dessin de Takahata ! Vraiment. Un dessin animé qui fait la part belle aux aquarelles et aux estampes.

Quelle splendeur toutes ses aquarelles qui prennent vie. 



Cette nature merveilleuse et l'histoire de cette Princesse attachante.

Le conte est un conte traditionnel Japonais et j'en ai aimé la modernité et l'aspect fantastique. 

Kaguya-hime (« princesse Kaguya »), est un personnage d'un conte folklorique japonais datant du Xe siècle, appelé également Taketori Monogatari (Le conte du coupeur de bambou). Ce conte est considéré comme le texte narratif japonais le plus ancien. Le texte, en prose, est écrit entièrement en kana, dans une langue très simple et il est en réalité composé de sept contes. L'auteur se nomme Hamura Saki Chikibou et on date sa rédaction entre 850 et 950


Un jour un vieux coupeur de bambou sans descendants, Taketori-no-Okina (竹取翁, « le vieillard qui récolte le bambou »), trouve une mystérieuse canne de bambou reluisante. La coupant, il trouve à l'intérieur un bébé de la taille de son pouce. Heureux de trouver une si belle petite fille, lui et sa femme l'élèvent comme si elle était leur propre enfant, l'appelant Kaguya-hime (かぐや姫, « princesse lumineuse »). Depuis, quand il coupe un bambou il y trouve une pépite d'or. Il devient vite riche, et Kaguya-hime grandit d'un bébé minuscule à une femme de taille normale et de beauté resplendissante. Au début Taketori-no-Okina essaie de la cacher des autres, mais avec le temps les nouvelles de sa beauté se répandent.
Finalement, cinq princes viennent chez Taketori no Okina pour demander Kaguya-hime en mariage. Ces princes convainquent Taketori-no-Okina de demander à la réticente Kaguya-hime de choisir parmi eux. Pour ce faire, Kaguya-hime donne des tâches impossibles aux princes. Elle épousera celui qui peut lui apporter un objet précis.
La même nuit, Taketori-no-Okina dit à chacun des cinq princes ce qu'ils doivent rapporter. Le premier doit rapporter le bol en pierre utilisé par le Bouddha pendant qu'il mendiait; le second, une branche à joyaux de l'île de Hôrai; le troisième, la robe légendaire du rat qui habite une montagne de Chine; le quatrième, un joyau coloré du cou d'un dragon; et le cinquième, le coquillage cauri d'une hirondelle.
Se rendant compte que la tâche était impossible, le premier prince revient avec un bol très cher, mais Kaguya-hime se rend compte de sa supercherie quand elle voit que le bol ne luit pas d'une lueur sainte. Deux autres princes essaient également de la tromper avec des faux et échouent. Le quatrième renonce pendant un orage, et le cinquième meurt en essayant de prendre l'objet.
Ensuite, l'empereur du Japon, mikado (御門/帝), vient voir l'étrangement belle Kaguya-hime et en tombe amoureux ; il propose de l'épouser. Bien qu'il ne soit pas soumis aux tâches impossibles des princes, Kaguya-hime refuse sa demande en mariage, lui disant qu'elle n'est pas de ce pays et ne peut donc pas se rendre au palais avec lui. Elle reste en contact avec l'empereur mais continue à refuser ses demandes de mariage.
Cet été-là, elle pleure à chaque fois qu'elle voit la pleine lune. Elle n'est pas capable de dire à ses parents adoptifs ce qui ne va pas, malgré tout leur amour pour elle. Son comportement devient de plus en plus erratique jusqu'à ce qu'elle révèle qu'elle n'est pas de ce monde et qu'elle doit retourner parmi les siens sur la Lune. Dans certaines versions du conte elle fut envoyée sur Terre comme punition temporaire pour un crime qu'elle aurait commis, tandis que dans d'autres elle y fut envoyée pour la maintenir en sécurité pendant une guerre céleste.
Le jour de son retour approchant, l'empereur envoie des gardes patrouiller autour de chez elle pour la protéger du peuple de la Lune, mais quand une ambassade d'« êtres célestes » arrive à la porte de la maison de Taketori-no-Okino, les gardes sont aveuglés par une étrange lumière. Kaguya-hime annonce que, bien qu'elle aime ses amis sur Terre, elle doit retourner sur la Lune avec les siens. Elle écrit des mots tristes pleins de regrets à ses parents et à l'empereur, puis donne à ses parents sa robe en souvenir. Elle goûte un peu d'élixir d'immortalité, l'attache à sa lettre à l'empereur, et le donne à un garde. En la lui donnant, on lui met une robe de plumes et toute sa tristesse et sa compassion pour le peuple de la Terre disparaît. Son entourage céleste ramène Kaguya-hime à Tsuki-no-Miyako contre son gré, laissant ses parents adoptifs en pleurs.
Ses parents adoptifs deviennent très tristes et tombent bientôt malades. Le garde retourne chez l'empereur avec les objets que Kaguya-hime lui a laissés dans son dernier acte mortel et raconte ce qui s'est passé. L'empereur lit sa lettre et en est ému. Il demande à ses domestiques quel est le mont le plus près du Ciel ; l'un d'eux répond le Grand Mont de la province de Suruga. L'empereur ordonne à ses hommes d'apporter la lettre au sommet du mont et l'y incinérer, avec l'espoir que son message parviendrait à la princesse lointaine. Les hommes sont aussi commandés de brûler le pot d'élixir d'immortalité parce qu'il ne désire pas vivre éternellement sans pouvoir la voir. La légende dit que le mot pour « immortalité », fushi ou fuji (不死), devint le nom de la montagne, le mont Fuji. Il est dit aussi que les kanji du mont, 富士山, littéralement « montagne abondante en guerriers », dérive de l'armée de l'empereur gravissant le mont pour faire ce qu'il avait commandé. Il est dit que la fumée de l'incinération des objets continue aujourd'hui (bien que le mont Fuji ne soit plus aussi actif de nos jours).
 Le conte est également mis en image ICI
Il y a de tout dans ce dessin animé : 

de la poésie avec les chansons si belles ! BO

 du rire,  avec les prétendants qui se font éconduire !


des larmes, le chagrin de perdre ce et ceux que l'on aime 


de la joie,  avec les joies simples de la nature et d'une vie au contact d'elle




de la tristesse et la mélancolie de la Princesse qui grandit 



Ajouter une légende


des traditions japonaises : l'art du thé, les kimonos, les sourcils épilés, 
le chant, la calligraphie...



de l'amour, avec le beau Sutemaru et surtout l'amour maternel et paternel



 de la beauté, de la Princesse et des paysages de la campagne et de la maison en ville. 
Et la lune ! Les cerisiers en fleur, l'automne flamboyante.



 de la révolte, et des scènes qui implosent ... 


 un peu de fantasy avec le retour à la lune, comme un deuil ... 


Je suis fan des dessins animés Japonais, et là,
 la Princesse Kaguya a ravi mon petit ♥ 





Je ne peux que chanter les louanges de ce dessin animé 
et vous inviter à le voir ! 



De cet auteur j'avais vu la très émouvant le tombeau des Lucioles avec la scènes des lucioles magnifique. Il faudra que je le regarde de nouveau et que je me le procure dans ma DVDthèque.

L'auteur  n'est pas tout jeune mais ne souhaite pas raccrocher ses pinceaux ! 
Faites qu'il puisse nous émerveiller encore avec un autre film. 
Je lui souhaite une longue vie !!!!


J'ai profité de la fête du cinéma avec les places à  3.50 euros.


La fête est finie, mais ce film mérite largement votre intérêt,même sans les tarifs attractifs de cette fête du cinéma, 2 h 17 de beauté ça n'a pas de prix. 

Je suis sure que vous serez émerveillés,
 laissez vous enchanter et charmer par la Princesse Lumineuse !
Retombez en enfance, c'est si bon ♥ 


dimanche 29 juin 2014

Tadam ! Avec beaucoup de retard voici les résultats du petit concours pour les 5 ans de mon blog !

Quoi nous sommes déjà le 29 juin ????? !!!! 
Quoi vous n'avez pas encore les résultats de mon concours !!!!
M'enfin que fait la Didi ???? !!!

Ben en fait je boss dur dur et les journées et semaines de ce mois de juin ont filé à vive allure. J'ai du coup délaissé mon tit' blog chéri... Je suis fatiguée ... Pfff vraiment n'importe quoi, les jours de repos me servent à me requinquer et hier j'ai dormi toute la journée :-O !
Bref vitre !

Il faut dire aussi qu'outre cette fin d'année haute en activité et stress, celle-ci est aussi chargée de changements et les changements c'est bien, mais c'est un peu stressant aussi avouons le.
Changement dans ma hiérarchie, donc une rentrée 2014 avec un nouveau chef avec qui je suis en lien très direct et aussi, toujours et encore, une incertitude quant au mi-temps qui travaillera avec moi ...

Et puis changement de lieu d'habitation, je quitte Sainté et mon appart' de centre ville pour m'installer dans une maison qui sera à nous, dans le Plaine du Forez.  

A moi un jardin, un chat, un vélo et des trajets en train pour lire encore plus que dans le tram (pourvu que la sncf ne fasse pas "trop" de grèves) ! 

En attendant je me devais de faire le tirage au sort pour le concours que j'ai organisé pour les 5 ans de mon blog avant d'être en vacances (non non pas encore y a encore de quoi faire !) et puis en août, je serais le nez dans les cartons et dans la tapisserie et peinture. Imaginer un instant le déménagement de mes livres ... Et du reste aussi ... Avant une nouvelle rentrée aux multiples inconnues.... 

Merci à vous encore pour me visiter et me commenter ! 
Merci d'être là derrière vos ordis !

Les 24 participants !

 
Les billets pliés (si si ce sont les mêmes on dirait qu'ils sont bleus...)

 En présence d'un huissier Monsieur Maou mon chat d'appartement de mon sac japonisant voici le tirage au sort ! 

Monsieur Maou veille au tirage au sort !
Une main neutre celle de mon mari ;-)


 Et le grand gagnant est :


Oui !!! C'est :) qui remporte mon petit concours !

:) et son blog le Monde d'Ö


Comme je fête les 5 ans de mon blog, le tirage au sort s'est poursuivi avec 4 autres papiers pour avoir le compte de ces belles années passées avec vous ici ! 

Vous aurez une petite surprise également.










mercredi 18 juin 2014

René Barjavel et moi : Romans extraordinaires.

Voici, réédités à l'occasion des 10 ans de la mort de l'écrivain, les romans de science-fiction de René Barjavel. Science-fiction ou littérature tout simplement ? Le roman traditionnel, disait Barjavel, est à bout de souffle et nos interrogations actuelles s'y trouvent à l'étroit. Seule la science-fiction ouvre des voies nouvelles à des horizons sans limites,et aux angoisses qu'ils font naître.
On ne trouvera ici ni monstres extravagants, ni extraterrestres. Les personnages de Barjavel sont toujours des hommes et des femmes qui nous ressemblent, et ses histoires qui parlent de la fin du monde et des civilisations, des voyages dans le temps, des dangers accumulés par des idolâtres du progrès, sont aussi des histoires d'amour. Où l'on découvre l'imagination, l'humour,la poésie, le goût de vivre d'un voyant et d'un grand écrivain de notre siècle.
Ce recueil contient :
- Ravage
- La nuit des temps
- Le voyageur imprudent
- Le diable l'emporte
- Colomb de la Lune
- Le grand secret
- Le prince blessé
- La tempête

Mon avis :

Masse critique chez Babelio fin avril, avec ce beau recueil qui m'a vraiment fait envie. Je tente alors ma chance ne mesurant pas tout a fait la "tâche" qui m'incombe pour la lecture en un mois de pas moins de 8 livres en fait !!! Et oui le recueil se compose des 8 titres cités plus haut. 

Ainsi c'est plus de 1000 pages écrites en petits caractères sur papier bible qui m'attendaient...

Avouons alors, qu'à ce jour, j'ai lu seulement deux histoires :  

Ravage 
et 
Le voyageur imprudent

Mais c'est déjà bien selon moi et ce que j'aime c'est savoir que je peux à tout moment me replonger dans l'univers si particulier de l'auteur. Et que j'ai ce bel objet livre dans ma bibliothèque !


De plus il se trouve que je relis ces deux livres de René Barjavel.

Ma rencontre avec l'auteur date des années 90.............................;

Il s'agit donc pour moi, d'une relecture de ces deux histoires. Relectures à plus de 20 ans d'intervalle !

Il n'y a que Colomb la lune et Le prince blessé que je n'ai jamais lu dans ce recueil, ils seront lus avec le plaisir de la totale découverte.

J'ai commencé avec les premières histoires situées au début dans le recueil et puis j'étais curieuse de voir voir si mes souvenirs de lectrice resurgiraient.

Ces souvenirs de lecture sont finalement assez flous, le style de l'auteur et ses thèmes de prédilections étaient encore par contre bien dans ma mémoire de lectrice.

Les livres que j'ai lu de René Barjavel se sont mélangés allégrement dans un méli mélo d'images et d'histoires,  dans ma tête. 

Certaines images m'étaient restées mais je ne les aies pas revécues dans Ravage par exemple. Ayant l'impression même de le redécouvrir entièrement. 

Les images de la ville moderne sont étonnantes d'inventivité et j'aurais envie qu'un dessinateur de BD puisse les mettre en lumière dans une BD hommage. Barjavel dresse des images toutes prophétiques ... Comment ne pas penser au 11 septembre quand les immeubles immenses deviennent des prisons de verre....

Je me souvenais du style de l'auteur, des images extraordinaires qui se dégageaient de l’œuvre mais pas de toute l'histoire dans les détails. 

Pour le voyageur imprudent mes souvenirs étaient plus précis enfin dans la prégnance de cette angoisse sourde qui s’insinue dans le livre.

Ce livre à l'époque m'avait bousculé et je me souvenais que l’histoire était assez terrible et angoissante.

J'ai eu beaucoup de plaisir à le relire et il a eu le même effet qu'il y a longtemps. A savoir comme une angoisse sourde des voyages dans le temps et de leurs conséquences sur la vie ...  J'en ai même fait des cauchemars à savoir si en me réveillant je retrouverais ceux que j'aime ... 

On peut dire que Barjavel sait vous mettre à l'épreuve et que son style vous prends au tripes et vous bouscule !

En lisant ces deux histoires à la suite j'ai aussi pu davantage faire le lien entre elles, car Barjavel fait voyager son personnage imprudent dans le temps de l'univers post apocalyptique de Ravage. 

Merci merci pour ce beau recueil de René Barjavel 
que j'ai lu et que je relirais encore ! 

Mon billet est un peu particulier mais ce recueil est particulier 
et ma relation de lectrice avec lui également...

A ce jour je n'ai jamais relu un livre et là c'est deux romans que j'ai relu avec plus de 20 ans d'intervalle. Il est bon de découvrir que l'on a des images et que les histoires se relisent avec plaisir et délectations.

Oui, un recueil extraordinaire, pour un écrivain qui ne l'était pas moins.

Je ne manquerais pas de vous parler encore de cet auteur 
et d'insérer quelques photos également de mes livres !

tous les livres sur Babelio.com

dimanche 15 juin 2014

Un Week end en musique

De la musique pour adoucir mon état de stress qui monte  ... 
Je le mérite bien...Je me l'offre, la musique adoucit les mœurs ! Alors !

Merci à Deezer également car j'ai eu la chance de gagner 3 mois de musique en illimité sans publicité grâce à un blindtest musical que j'ai donc réussi !!!

" Suite à votre participation au jeu "Blindtest transavia.com" sur l'app Travelmix sur Deezer, vous avez gagné un abonnement Deezer Premium + de 3 mois. "
Youhouuuuu !!! Trop bien ♥

Une artiste que j'aime beaucoup et que j'ai vu jeudi 5 juin lors du festival Paroles et Musiques !


Je me suis décidée au dernier moment comme d'habitude et je remercie les personnes qui étaient avec moi pour cette soirée ;-) : Elsa, Sophie et Nicolas.

L'artiste c'est Émilie Simon, qui jouera essentiellement les chansons de son dernier album "Mue" 

L'année dernière c'était Emilie Loizeau pour ce même festival et en 2010 c'était avec Yodélice et Renan Luce



Une artiste qui sait se diversifier et qui nous livre là un bel album avec de belles paroles et de la belle musique ça tombe bien pour ce Festival. 

Avec des titres que j'aime beaucoup : " Entre tes bras " avec ses accords japonisant et une reprise que je trouve excellente celle de Wicked games de Chris Isaac, moi qui n'aime pas les reprises la plupart du temps surtout celles des chansons de Renaud ... Comme quoi seul les imbéciles ne changent pas d'avis.

Mon amour ne m'en veux pas
Je me suis perdue dans tes bras
Mon amour je me suis perdue dans tes bras

Si je passe mon chemin c'est pour éviter les matins
Ou je me demanderai si tu continue de m'aimer
Et les blessures
L'horrible peur de la rupture
Non je ne veux plus de ça
Alors je pars ne m'en veux pas
Non je ne veux plus de ça
Je me suis perdue dans tes bras


@Didi 5 juin 2014

un instrument bizarre sur son bras donnant des effets sonores originaux... 
Quelqu'un en connait-il le nom ?


@Didi 5 juin 2014




Il n'y avait pas qu'elle sur scène ce soir là au Fil.




Il y avait Cats on Trees en première partie dont vous avez entendu à coup sur Sirens call sur les ondes ! Très agréable aussi à écouter !

@Didi 5 juin 2014




et Dorsfall en fin de soirée, mais comme nous étions jeudi je ne suis pas restée très longtemps et j'ai écouté seulement quelques chansons. Un groupe stéphanois qui mérite pourtant notre intérêt et dont j'ai rajouté l'album avec plaisir dans mon listing sur Deezer. Avec des titres que j'aime beaucoup ♥



S’il y a une certitude à avoir sur DOORSFALL c’est qu’ils ne sont pas du genre à se fixer des barrières. Après un premier EP folk guitares/chant « WAITING FOR THE OTHERS » (2009) un second « HERE THEY ARE » (2011) évoluant vers la pop/folk, le groupe stéphanois sort son 1er album « THE ENDING MILE » (janvier 2013) et trouve la cohérence entre le folk de ses débuts et les influences pop, rock et fusion.
Avec la volonté de toujours créer plus
et grâce à l’expérience acquise, DOORSFALL décide de reprendre le chemin des studios et sort son nouvel album en décembre 2013. « JOURNEY OF A SILHOUETTE » fait évoluer le trio vers une fusion des sons pop/funk des années 80, des productions rock 90’s jusqu’aux beats électro actuels. Prince ? Rage Against the Machine ? Jamiroquaï ? Daft Punk ? La vérité est que ce groupe qui ne laisse rien au hasard a ici créé sa propre identité musicale qui prend tout son sens une fois sur scène. Source Les InRocks Lab


Bon trêve de bavardage, je vous présente ma playlist de cette soirée ! 



Bonne écoute et bon dimanche à vous ! 
Et bonne fête à tous les papas et le mien en particulier ♥


lundi 9 juin 2014

Petits suicides entre amis Arto Paasilinna

" SONGEZ-VOUS AU SUICIDE ? Pas de panique, vous n'êtes pas seul. Nous sommes plusieurs à partager les mêmes idées, et même un début d'expérience. Ecrivez-nous en exposant brièvement votre situation, peut-être pourrons-nous vous aider. Joignez vos nom et adresse, nous vous contacterons. Toutes les informations recueillies seront considérées comme strictement confidentielles et ne seront communiquées à aucun tiers. Pas sérieux s'abstenir. Veuillez adresser vos réponses Poste restante, Bureau central de Helsinki, nom de code " Essayons ensemble ". " Deux suicidaires se retrouvent fortuitement dans une vieille grange où ils souhaitaient partir tranquilles. Entravés dans leurs funestes projets, ils se mettent en tête de rassembler d'autres désespérés pour monter une association. Commence alors, à bord d'un car de tourisme flambant neuf, un périple loufoque mené à un train d'enfer, des falaises de l'océan Arctique jusqu'au cap Saint-Vincent au Portugal pour un saut de l'ange final. Un récit désopilant doublé d'une réflexion mordante sur le suicide.
Découvrir cet auteur sur Babelio.com

Mon avis :

Lecture In tram' pour ce livre que j'avais obtenu lors de l'achat de deux livres de la collection Folio mais je ne me souviens pas quand exactement, ce livre traînant sur mes étagères depuis assez longtemps. 

Bon à savoir en ce moment  (enfin en amateur de livres je pense que vous avez vu toutes les opérations de ce genre en ce moment) pour l'achat de deux livres, les éditions : Points, J'ai lu, Livre de Poche, Babel, 10/18... et j'en oublie sans doute, vous offrent un livre pour l'achat de deux de leurs collections.

J'ai profité de cette aubaine chez Points en prenant La grâce des brigands de Véronique Ovaldé et Karoo de Steve Tesich avec en cadeau Le neveu d'Amérique de Luis Sepùvelda.

Lire ce livre dans le tram était l'occasion de se retrouver parmi les personnages de se roman qui se sont regroupés suite à une petite annonce passée par deux personnes suicidaires. Elles-même s'étant d'ailleurs rencontrées alors qu'elles s’apprêtaient à attenter à leur jour, le même jour au même endroit. 

Il s'agit de Onni Rellonen (le président) et Hermanni Kemppainen (le colonel).

Cette rencontre va les unir dans cette quête de mourir dignement et ils vont alors fonder une association qui va les emmener bien au delà ce qu'ils avaient imaginé.

Dans ce livre je me suis retrouvée en Laponie, mais pas seulement, car les kilomètres vont défiler à bord du car de luxe La flèche de la mort de Korpela. Ce car qui va emmener les membres de cette associations de suicidés volontaires bien au delà leur but final.

La Laponie je l'ai déjà croisée il n'y a pas si longtemps dans Le dernier lapon le polar d'Olivier Truc. Il s'agit là de deux livres bien différents outre ce pays en arrière fond.

L'auteur de ce livre est né en Laponie finlandaise et il dresse dans ce roman un tableau très noir de son pays,
"Les plus redoutables ennemis des Finlandais sont la mélancolie, ma tristesse, l’apathie. Une insondable lassitude plane sur ce malheureux peuple et le courbe depuis des milliers d'années sous son joug, forçant son âme à la noirceur et à la gravité. Le poids du pessimiste est tel que beaucoup voient dans la mort le seul remède à leur angoisse. Le spleen est un adversaire plus impitoyable que l'union soviétique"
Mais rassurez-vous ce tableau va vite par les rencontres et les péripéties se trouver bien moins noir que prévu... et même carrément drôle. 

Un humour noir très désopilant !
"Un minuscule aléa avait sauvé la vie de deux solides gaillards. Rater son suicide n'est pas forcément ce qu'il y a de pire dans l'existence. On ne peut pas toujours tout réussir. "
J'ai beaucoup aimé suivre les aventures de ces deux personnages auxquels vont se joindre toute une ribambelle d'autres personnages. 

Tous sont décrits par leurs raisons de vouloir en finir avec la vie. Mais là encore ce périple concocté par ces suicidaires anonymes nous emmène finalement bien au delà de ces tristes fins et plus qu'un manifeste pour le droit de se tuer, ce livre devient en quelque sorte un hymne à la vie où les rencontres et la vie en groupe balayent bien des soucis.

J'ai particulièrement aimé un personnage dans ce livre : il s'agit de Seppo Sorjonen très justement surnommé l'empêcheur de déprimer en rond qui va accompagner le groupe (suite à une volonté de suivre ce groupe mais sans vouloir se supprimer) et les empêcher de déprimé de mille manières ! 

Il se transforme en conteur hors pair et trouve toujours mille et une raisons d'aimer la vie.

" Mais tout groupe a son empêcheur de tourner en rond. l'extra Seppo Sorjonen, sans en demander la permission, se mit à évoquer ses souvenirs de Finlande. Le pire était qu'ils étaient tous positifs. Il prit l'exemple du sauna. Sa seule existence, à ses yeux, faisant qu'aucun finlandais n'était en droit de se suicider, qu'elles que soient les circonstances, et en tout cas pas avant d'avoir pris un bon bain de vapeur"

Vous voulez embarquez à bord de la Flèche de la mort de Koperla ? 
N'hésitez pas à vous inscrire à ce voyage 
plus ou moins désorganisé et pas triste du tout...!
 Certains voyages ne nous mènent pas toujours où l'on veut ! 

Je finirais mon billet par deux citations du livre :

La Maxime populaire notée en début de roman 

"Le plus grave dans la vie c'est la mort, mais ce n'est quand même pas si grave"


                                                                     et un extrait 

"L'homme embrasse le monde entier, la vie. Il songe, émerveillé, que ce sentiment, en Finlande, est à la portée de tous, riches ou pauvres. Même un infirme cloué dans un fauteuil roulant peut, par une froide nuit d"hiver, regarder les étoiles et jouir de la vertigineuse beauté de l'univers et de sa vie. "