vendredi 22 avril 2016

Trois mille chevaux vapeur de Antonin Varenne


1852, pendant la 2e guerre anglo-birmane. Le sergent Arthur Bowman doit accomplir une mission secrète. Mais l’expédition tourne mal et les hommes sont capturés et torturés pendant plusieurs mois. Seuls dix d’entre eux survivront.
Londres, 1858. Alors qu'il noie son passé dans l'opium et l'alcool, Bowman découvre dans les égouts le cadavre d'un homme atrocement mutilé. La victime semble avoir subi les mêmes sévices que ceux qu'il a endurés six ans auparavant. Persuadé que le coupable est l'un de ses anciens compagnons de captivité, Bowman décide de partir à sa recherche.
De la jungle birmane à l'Amérique de la conquête de l'Ouest en passant par les bas-fonds londoniens, l'histoire d'une quête personnelle et de la métamorphose d'un homme, dans un monde en pleine mutation.
Venu du polar, Antonin Varenne rejoint la littérature populaire de haut vol, enjouée, référencée, intelligente. Un sacré bouquin. Thierry Gandillot, Les Échos.
Source Le Livre de poche

Mon avis : 

Je reprends mon souffle après ces 690 pages menées tambour battant au côté du Sergent Arthur Bowman ! Lu sans ennui aucun j'ai vraiment apprécié cette quête humaine à travers les continents.

Et puis c'est aussi la première fois que je rencontre l'auteur en cours de lecture, je me trouvais à la page 339 au bord de la diligence de la Butterfield Overland Mail en Amérique au départ de Saint-Louis ! 

@Didi QDP 2016

Ce fût très sympa d'indiquer à l'auteur où j'en étais et d'écouter lire le début du chapitre de ma lecture et de m'assurer que nombre de détails de son livre sont véritables ! Là il s'agissait du règlement à l'intérieur des diligences.

Avis aux voyageurs de la Butterfield Overland Mail

La consommation d'alcool est interdite à bord de la diligence, mais si vous devez boire, partagez votre bouteille.

Si des dames sont à bord, les gentlemen ne devront fumer ni cigare, ni pipe car leur odeur incommode les femmes. Chiquer est autorisé, mais crachez dans le vent, par contre lui.

Des peaux de bison seront distribuées en cas de mauvais temps.

Ne dormez pas sur l'épaule de vos voisins. Ne ronflez pas trop fort.

Les armes à feu sont autorisées et ne doivent être utilisées qu'en cas d'urgence. Ne tirez pas pour le plaisir, ni sur les animaux sauvages, les coups de feu peuvent effrayer les chevaux.

Si les chevaux s'emballent, restez calmes. En sautant de la diligence, vous risquez de vous blesser et de rester à la merci des éléments, d'Indiens hostiles et de coyotes affamés. 

Sujet de conversation interdits : les attaques de diligence et les révoltes indiennes.

Les hommes qui se comportent de façon cavalière à l'égard des dames seront expulsés de la diligence. La marche pour rentrer est longue. 

Que cet avertissement vous suffise.

On passe d'un continent à l'autre et on découvre le 19ème siècle à travers les yeux du sergent. Loin d'être un enfant de cœur le sergent Bowman n'aura de cesse de retrouver le meurtrier de cet homme découvert dans les égouts de Londres, d'autant plus que c'est lui que la police considère comme coupable.

Coupable, il l'est d'emblée et à sa manière. En effet ses choix n'ont pas toujours été équitables et pacifiques... 

Alors, il va se lancer corps et âme dans une quête humaine pour retrouver les soldats qui comme lui ont fait parti d'une vaste machination qui les aura tous en quelques sorte détruits....

Tous sont potentiellement des meurtriers, même Bowman ... Tous sont à la fois bourreaux et victimes de la cupidité humaine. 


L'officier tourna la tête vers la file et vit d'autres hommes derrière Peevish, dont il se demanda s'ils étaient vraiment des hommes, s'ils étaient tout à fait vivants ou bien seulement des fantômes.
Sur la feuille du mois d'avril, un par un, il écrivit dix noms sous la même date :

Edmond Peevish
Peter Clemens
Edward Bufford
Erick penders
Frederick Colins
John Briggs
Horace Greenshaw
Norton Young
Sergent Arthur Bowman

Difficile pour moi de résumer un tel ouvrage, si complet et intéressant, extrêmement bien documenté sur les grands bouleversements de ce siècle à travers les continents. 

On traverse le 19ème siècle et on traverse l'océan et aussi l'Amérique ! On se perds dans les bas fond de Londres, on s'inquiète et on frémit dans la jungle Birmane... On navigue, on galope, on se repose peu, on s'inquiète, on se tourmente et parfois on semble trouver la paix en lisant et en écrivant ...

Quand elle eut terminé son petit déjeuner (Alexandra Desmond), leur conversation reprit comme si la nuit n'avait pas passé.

- Je ne crois pas au fond que nous ayons lu trop de livres. Seulement que nous sommes entourés de gens qui n'en ont pas lu assez, aussi incultes que cette terre. Si nous avons été naïfs, c'était en croyant des hommes d'affaires, plus qu'à nos idées. S'il y avait quelque part un autee endroit où je pourrais être une femme libre, de lire ou d'écrire des livres, de participer à la vie politique, d'enseigner ce que je crois et de prendre la parole quand bon me semble et des choisir les hommes avec qui je veux vivre, alors je partirais." 

On rencontre des personnages, des communautés, on visite des lieux toujours plus à l'ouest, on emprunte mille moyens de locomotions et on chevauche solitaire les grands espaces américains à la recherche d'une terre vierge et riche ! 


Arthur Bowman m'a d'emblée charmé, avec ses cicatrices, ses traumatismes. Il ira jusqu'au bout de lui-même, il se métamorphosera en un autre, plus humain assurément !

Merci Antonin Varrene de m'avoir littéralement embarqué avec vos Trois mille chevaux vapeur ! A la conquête de l'ouest et même bien davantage, à la reconquête d'un homme.

@Didicace 3 avril 2016 QDP



Je ne peux que vous conseiller fortement cette lecture grisante,
cette chevauchée fantastique à côté d'un homme ayant traversé 
mille tempêtes et tornades pour trouver peut-être, enfin, la paix... 

@Didi - Bounty en paix :-)

mardi 12 avril 2016

Quais du polar 2016




Mon quais du polar 2016, ma 8ème édition me concernant, mon premier QDP c'était en 2008 ! J'ai manqué une édition (et peut-être deux : 2014 et 2009)...

Ce rendez-vous j'aime l'honorer et avec ma meilleure amie c'est encore plus fun, car c'est ici que nous nous sommes vues pour la première fois (chabadabada lol ♥), merci mon amie Wal.

Cette année j'étais aussi (et enfin) avec ma grande sœur Nathalie ! Une première pour elle ! Je sais qu'elle a adoré, je pense qu'elle reviendra, depuis le temps que je lui en parlais. Ma grande sœur est une lectrice de ce genre bien plus que moi !

La voir devant Thilliez fût un vrai bonheur, elle a même racheté un poche car elle les a tous et les as tous lu ! (elle n'a pas voulu emmener ses livres ... A tord, je lui avais dit pourtant, mais il est vrai que ce sont de sacrés pavés et qu'elle n'a pas vraiment oser !).

Alors voici mes rencontres, mes Didicaces (et aussi certaines de ma sœur que je peux considérer dans ma PAL emprunt).

 Je commence par la première photo en haut à gauche :  

 Il s'agit de Iain LEVISON et le livre "Arrêtez-moi là !"



Anecdote devant l'auteur je me trompe pour épeler mon pseudo ... La honte au lieu de dire I en anglais j'ai dit E ... Bref je vous laisse imaginer ma Dédécasse...  de plus Iain Levison me demandait si j'avais vu le film  tiré du livre et comme je ne vais plus vraiment au cinéma je ne savais pas quand il était sorti. Ah moi et l'anglais toute une story :-)

Deuxième photo à partir de la gauche en haut toujours : Franck Thilliez et son impressionnante production ! Je suis grandement en retard dans la lecture de ses livres, ma soeur et ma meilleure amie, non, elles attendent le dernier opus qui s'intitule "Rêver" pour l'été ! 

Cet auteur est d'une grande gentillesse et toujours disponible et souriant.  


Troisième photo : Deon MEYER  en dédicace pour ma sœur avec "Lemmer, l'invisible ". Moi j'avais 13 heures avec moi mais je ne l'ai pas sorti de la voiture...

En dessous  et au milieu Alexis Aubenque , un homme fort charmant et donnant des conseils pour s'attaquer à sa bibliographie qui est grande ! Ma sœur se laisse charmer et lui prendra deux de ses livres : "7 jours à River falls " et " Charité bien ordonnée".

En dessous de la photo de mes acquisitions on trouve Emmanuel Grand.  

Au départ je vais à sa rencontre pour me faire dédicacer Terminus Belz que j'ai lu et apprécié (mon billet ici) et voyant son dernier livre je craque et le fait également dédicacer.


On repart sur la gauche en bas avec Olivier Truc (et ses beaux yeux bleus). 

Lors de l'édition QDP 2013 je lui avais pris "le dernier lapon" qui avait eu le prix des lecteurs Quais du Polar 2013. J'ai beaucoup aimé cette lecture et les différents personnages (voir ICI) alors pour les revoir à nouveau je me suis fait dédicacer : "Le détroit du loup".

La deuxième photo en bas à gauche, c'est Antonin Varenne. 

Je souhaitais lui faire dédicacer ma lecture du moment, c'était génial de venir avec mon livre en cours avec "Trois mille chevaux vapeur" !!! Il a regardé où j'en étais et je lui ai dit que je venais d'arriver en Amérique avec Arthur Bowman ! J'ai presque fini cette lecture et n'en suis plus qu'à quelques pages de la fin ... 

Quelle fresque, quelle épopée ! (ma sœur l'avait également on c'était pas concertée et elle l'avait acheté et emmener). je vous en reparlerais très prochainement promis !


J'ai déjà lu Fakirs dédicacé d'ailleurs à un quais du polar : voici mon petit billet là. 

Je voulais prendre "Le Mur, le Kabyle et le Marin" et puis finalement j'ai été attiré par la très belle couverture de "Battues". L'auteur me l'a conseillé et détourné mon attention. Il m'a dit que c'était l'histoire de Roméo et Juliette revisitée alors j'ai dit pourquoi pas !

Troisième photo en bas : Arnaldur INDRIDASON le créateur du personnage d'Erlendur.
Beaucoup de lecteurs devant cet auteur  mais pas trop d'attente finalement.

Je n'ai lu que "La femme en vert" (lu en 2010) et j'avais aimé alors je récidive et je lirais "La voix" que l'auteur m'a gentiment dédicacé avec un joli sourire. 

Dernière photo, je ne suis pas galante, c'est Sandrine Collette. 

J'avais déjà fait dédicacer l'année dernière "Nœuds d'acier", "Six fourmis blanches" et " Un vent de cendres".
Je ne lui ai pas dit que j'avais pas trop aimé "Un vent de cendres" mais j'ai vendu "Nœuds d'acier " à Wal, je suis sure qu'elle aimera.

Ma sœur échange avec elle et se fait charrier car elle a mis dans son dernier livre "Il reste la poussière" son prénom de partout (je lui avais dit de la faire...).  En ressortira une dédicace à Nathalie avec un joli clin d’œil.

Merci Sandrine Collette, je vais repartir en montagne très prochainement avec vos "Six fourmis blanches " ! 

Voilà, c'était ma moisson de Didicaces noires au quais du polar 2016 !
De bonnes lectures en perspectives et de sympathiques emprunts aussi !

@Didi Bounty s'en lèche les babines

Le rendez-vous est d'ores et déjà pris pour l'année prochaine !

@Didi QDP 2016


jeudi 31 mars 2016

poème printemps

Le printemps arrive,
et le temps est triste

L'hiver décalé
n'a pas très envie de se retirer

Pourtant quelques touches de couleurs
parsèment le décor !

Des narcisses en étoiles d'or,
Des prunus résistant à quelques frissons blancs

Des violettes fluettes et sauvages 
s'invitent au festival des couleurs renaissantes

Les jours s'allongent comme dans un pré
où mon humeur vagabonde pourrait à nouveau s'évader !

Printemps tu peux rester,
car même si tu me fais éternuer
J'aime ta douceur et tes couleurs
et ton décor sans cesse renouvelé !

Didi


@Didi





mercredi 16 mars 2016

Un vent de cendres Sandrine Collette


jeudi 10 mars 2016

Sarah Thornhill Kate Grenville

Insouciante et tumultueuse, Sarah Thornhill, fille d’un ancien bagnard, a grandi le long du fleuve Hawkesbury, dans une Australie encore sauvage. Quand sa famille s’oppose à son union avec Jack, son amant métis, il la quitte. Désespérée, Sarah comprend que ces terres sont hantées par de terribles souvenirs. Quel secret sanglant lie les Thornhill aux aborigènes de la région ? Source Le cercle Points

Mon avis : 

J'ai commencé ce livre dans les airs pour ne pas penser que j'étais tout là haut et essayer de contenir mon stress ... (oui j'ai pris l'avion pour aller voir entre autre l'horloge astronomique de mon précédent post, celle de Prague).

Je n'aime pas prendre l'avion sauf que ça me permet de voir de beaux endroits alors je me force :-S ... Sarah Thornhill m'a donc permis et je l'en remercie d'avoir un peu plus les pieds sur terre.

Livre lu dans les airs, dans un hôtel, dans le train et à la maison... On s'évade par la lecture dit-on !

Je connaissais déjà cette auteure que j'ai découvert avec la lecture du livre : 


Cette auteure à un thème de prédilection celui de s'intéresser à la colonisation. Là encore elle va s'intéresser aux populations autochtones et aux colons de l'Australie et également aux peuples Maoris de la Nouvelle Zélande. 

Sarah Thornhill est la fille de son père (oui, vous l'auriez deviner...) et celui-ci est un ancien bagnard devenu propriétaire terrien sur des terres colonisées australiennes. 

Elle a perdu très jeune sa mère et son père s'est remarié avec une femme qui ne sera pas très proche de Sarah...

Leur terre n'est pas loin de la "limite" cette autre partie du territoire non encore colonisée, derrière laquelle les populations envahies font face. 

La vie s'écoule au rythme des travaux agricoles et des relations entre colons, une vie de labeur loin de tout en règle générale

Sarah va alors faire la rencontre d'un homme, Jack Langland, un métisse, il est l'ami d'un des frères de Sarah. Les deux hommes travaillent sur des navires de pêche.

Avec Jack, Sarah connaitra son premier amour, celui qui vous marque le plus... Celui qui la tourmentera le plus... et oui Sarah connaitra aussi son plus grand chagrin d'amour en devant renoncer à son amour pour Jack.

" Je m’allongeais à côté de lui et on faisait durer le moment, les yeux sur le plafond de la grotte. la pierre était effilochée comme une éponge, en trous et en filandres qu'on pouvait suivre jusqu'à la disparition dans l'enchevêtrement. Au bout de quelques instants, le dos de sa main glissait sur le dos de la mienne et on se tenait hanche contre hanche, main contre main. J'étais comme affamée ou assoiffée de jack : c'était mon sentiment, impossible d'y renoncer." 

Tout se déclenchera par l'arrivée d'une jeune enfant, la fille du frère de Sarah qui a périt en mer. Cette fille est, elle aussi, métisse (entre un colon anglais et une "naturelle") et Jack pensera bien faire en la ramenant chez les parents de Sarah, ses grands parents donc...

Cette enfant va déclencher des réactions excessives dans la famille de Sarah, réactions cachant bien des secrets gardés....

Jack quittera Sarah et devra laisser la jeune fille qui ne s'adaptera pas à son nouveau mode de vie... 

Tous les projets de Sarah et Jack tombent à l'eau... Sarah est abandonnée sans rien comprendre du départ précipité de Jack. La vie de Sarah en sera à jamais modifiée.

Chance pour elle, un homme, un colon irlandais, va se prendre d'affection pour elle et la demander en mariage.

Si Sarah est bien loin de son coup de foudre avec Jack, sa vie avec Daunt ce colon Irlandais, va pour un temps l'apaiser, ils vivront alors dans la simplicité et la rusticité sur les terres de leur domaine.

" Ces deux hommes que je connaissais si bien auraient difficilement pu être plus différents. mais il n'existait pas meilleurs êtres au monde que ces deux-là. Quelle chance d'avoir eu deux hommes comme eux dans ma vie. Plus de chance que je n'en méritais. J'avais jamais dit à John Daunt que je l'aimais. C'est pas comme ça qu'on se parlait. Mais en le regardant avec Jack, j'étais certaine de l'aimer à ce moment, aussi sûre que Sarah Thornhill avait aimé jack Langland."

Puis, la nièce de Sarah va à nouveau modifier son destin... Sa mort va provoquer une attaque chez le père de Sarah. Celui-ci sur son lit de mort va révéler à Sarah le terrible secret qui a précipiter le départ de Jack...

Sarah en ressortira totalement bouleversée et n'aura de cesse de tenter de réparer la terrible erreur de son père... Elle sera épauler par Daunt son mari, un homme bon et valeureux et par l'intermédiaire de sa petite fille qu'elle a eu avec lui. Jack aussi va revenir auprès de Sarah pour lui demander de redonner l'esprit de la petite fille à son peuple d'origine, celui des Maoris. 

Ce livre m'a beaucoup plu, Sarah nous permet de comprendre la vie quotidienne à cette époque, l'histoire pointe du doigt les problèmes générés par la colonisation de ces terres peuplées de très anciennes tribus

Ce livre parle aussi d'amour. De celui qui fait fi des différences, mais aussi de celui plus sage, qui apaise. Il parle de l'amour d'une famille et de celui d'un père... Il parle de pardon et de réparations...

J'ai appris que ce livre faisait parti d'une trilogie, je m'intéresserais aux autres livres car je pourrais apprendre un peu plus de l'histoire de Jack qui est parti sur les terres Maoris rejoindre sa famille

Une petite partie du livre m'a paru un peu ennuyeuse, celle où Sarah abandonnée, abandonnait aussi ses rêves... 

Mais l'écriture de Kate Grenville m'a plu à nouveau et notamment ses descriptions des sentiments et des sensations. 

Une lecture que j'ai appréciée par les thèmes abordés,
 la colonisation et ses dommages collatéraux et tout ceci par le prisme
 de cette jeune femme Sarah qui m'a émue par sa détermination 
et son engagement, mais aussi par sa résignation ... 

Je vous invite à faire la connaissance de Sarah 
et de sa famille sur les terres australiennes.

Bonne lecture !  

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