mercredi 19 août 2015

Vernon Subutex Virginie Despentes


QUI EST VERNON SUBUTEX ?

Une légende urbaine.
Un ange déchu.
Un disparu qui ne cesse de ressurgir.
Le détenteur d’un secret.
Le dernier témoin d’un monde disparu.
L’ultime visage de notre comédie inhumaine.
Notre fantôme à tous.

LE RETOUR DE VIRGINIE DESPENTES


Mon avis :

Lecture de mon premier Virginie Despentes, il était temps ! Après avoir hésité au QDP entre ses livres je me suis décidée pour son dernier né. Oui Virginie Despentes au QDP ça peut paraître étonnant car ce roman n'est pas un polar ... Mais souvent des auteurs sont invités et ne collent pas forcément au noir ... Peut-être ses autres romans ( merci de me le dire si vous en avez lu vous qui sont des polars ? ) ...

@Didi QDP 2015

En tout cas c'est avec un joli sourire et en toute modestie que Virginie Despentes m'a didicacée mon livre. Je m'attendais à quelqu'un d'un peu grande gueule (une image véhiculée dans les médias...) mais en fait pas du tout. Dans ses livres, oui assurément, mais sinon c'est quelqu'un d'abordable. Peu d'échanges avec elle car je ne l'avais pas encore lu...

@Didi QDP 2015

Merci pour cette Didicace !

  
@Didicace VD QDP 2015


Je savais que cette auteur ne faisait pas dans la dentelle, que ce qu'elle écrivait ça déménageait !!!

Vernon Subutex, quel drôle de nom ... On croirait une marque d'un produit euphorisant, ça sonne à la fois comme un truc sexuel...

Dans ce livre, on va suivre Vernon Subutex dans sa chute sociale. Tout lui tombe dessus et la dégringolade fait mal. Il perd son travail et son appartement à la mort d'un "ami" chanteur adulé et très riche : Alex Bleach. Celui-ci en effet pourvoyait à ses dépenses et notamment s'occupait de régler son loyer...

Vernon est dans la merde ! N'ayons pas peur des mots, Despentes n'en a pas peur elle !

Quand je parle de suivre Vernon Subutex, je ne dis pas franchement la vérité ... Je devrais plutôt vous dire que l'on tente de suivre Vernon à travers ses ami(e)s et connaissances diverses. 

Vernon expulsé de son appartement va chercher des solutions plus ou moins viables pour dormir dedans. 

Ce livre alors ce présente plus comme la présentation d'une galerie de personnages transitant dans l'univers de Vernon. 

Autant le dire ces portraits sont tracés au vitriol, on est plus dans la peinture au couteau que dans l'aquarelle douce !

Ça dépote, ça décoiffe, ça ne fait pas dans la dentelle mais c'est ce qui donne la substantifique moelle de ce roman. (purée je l'ai placé !)

Tous ces portraits nous dressent une photographie du monde dans lequel évolue Subutex ( et nous aussi car il s'agit de notre société...)

Si le trait est parfois forci, Virginie Despentes arrive très bien à appuyer là où ça fait mal. Les travers de notre génération sont passés au scotch britt. 

Pour tout vous dire j'ai à la vérité un peu eu du mal avec ce parti pris et j'avais peine parfois à tisser les liens entre les personnages et Vernon. A chaque paragraphe on voit débouler de nouveau personnages et on ne sait pas toujours qu'elle lien ils ont ensemble....

Néanmoins, on suit finalement la dégringolade de Vernon qui n'est pas freinée par beaucoup de personnes... Où sont ses véritables amis ???? ...

Au final, j'ai apprécié ce livre et cette écriture sans concessions  ! Ce portrait d'une société qui déraille parfois beaucoup, notre société...

Certains personnages m'ont marqué plus que d'autres. Entre autre la Hyenne  cette femme tirant partie des travers d'internet. Et aussi Sylvie cette harpie femme dont Vernon n'est plus amoureux et va le poursuivre comme une furie  ...

Il y a aussi le fantôme d'Alex Bleach qui cimente toute cette galerie, car les morts sont parfois plus présents que quelques vivants...

Il y a aussi la musique très présente dans la vie de Vernon, j'aimerais bien qu'il me concocte une petite playlist celui là !

Virgnie Despentes a su capter mon attention et je suis bien curieuse de savoir ce que Vernon va devenir dans les tomes suivants, de plus nous l'avons laissé dans de sales draps, enfin façon de parler, car des draps il n'y en a pas quand on dort dehors par grand froid, tout juste du carton pour s'isoler....

Vernon Subutex est une trilogie et je ne manquerais pas de lire la suite (surtout quand je lis que le tome 2 apporte du liant dans cette histoire et que celui-ci est déjà disponible !).


Hâte de voir comment cet anti-héros va (ou pas ) remonter la pente. Qui de l'amitié, de l'amour, de la haine, de la musique ou que sais-je encore va pouvoir le tirer de là !

Quant à vous, je vous invite à dégringoler avec Vernon Subutex, 
Vous ne serez pas épargner par quelques égratignures 
mais je sais vous êtes forts  ! 

@Didi août 2015 avec un intrus ;-) hihihihi


samedi 15 août 2015

Vierge Marie

@Didi juillet 2015

Auguste Reine des cieux
et souveraine Maîtresse des anges,
vous qui avez reçu de Dieu,
dès le commencement,
le pouvoir et la mission
d'écraser la tête de Satan,
nous vous le demandons humblement :
envoyez vos légions célestes pour que
sous vos ordres et par votre puissance,
elles poursuivent les démons,
les combattent partout,
répriment leur audace
et les refoulent dans l'abîme.

Qui est comme Dieu ?

O bonne et tendre Mère,
vous serez toujours
notre amour et notre espérance.
O divine Mère,
envoyez les saints anges
pour nous défendre et repousser
loin de nous le cruel Ennemi.
Saints anges et archanges,
défendez-nous, gardez-nous.
Amen.


L'Ange gardien, tome 1, 1996, 
© Editions Bénédictines, Rue E. Guinnepain - 36170 Saint-Benoît-du-Sault - France.


Vierge allaitant dans la Chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern. Statue datant de la fin du 14e siècle, en pierre calcaire, avec d'abondantes traces de polychromie ancienne.

En ce jour de fête de la Vierge Marie je vous offre cette vierge allaitante étonnante que j'ai croisée en vacances .

Mes vacances bretonnes n'étaient pas belles côté météo, alors j'ai visité beaucoup de chapelles, églises et cathédrales ! Pour mon plus grand plaisir, je partage avec vous cette belle rencontre.

vendredi 7 août 2015

Un certain Cervantès de Christian Lax


Cervantès, Mike de son prénom, est un jeune homme plutôt paisible. Pour éviter de menus ennuis avec la police, il s’engage dans l’armée, et part comme GI en Afghanistan. Prisonnier des talibans, évadé, repris, maltraité, il est amputé d’un bras. Exactement comme cet autre Cervantès – Miguel de son prénom de baptême, auteur du célèbre roman publié en 1605, qui perdit l’usage de sa main gauche au cours de la fameuse bataille de Lépante le 7 octobre 1571. Révolté contre la société ultralibérale qui broie les vies des moins riches, Mike part en lutte pour plus de justice, endossant alors au volant de sa Ford Mustang le costume d’un Don Quichotte des temps modernes ! De retour en Arizona, Mike, comme beaucoup de ces « revenants » de la guerre, est déboussolé. Il devient irritable, entre violence et dépression. Révolté contre une société sans égard pour les faibles, fou de rage, il détruit une succursale de banque et se voit incarcéré. C’est au pénitencier où il purge sa peine qu’il découvre le roman chevaleresque et satirique de Miguel de Cervantès. C’est une révélation : Mike sera Don Quichotte à son tour, en butte à toutes les inquisitions contemporaines, économiques, politiques, intellectuelles ou religieuses, et en lutte contre toutes les formes d’injustice… Mike Cervantès n’écrira pas une version nouvelle de l’épopée du « chevalier à la triste figure » mais à bord de sa Rossinante rutilante, modèle 1971, il la vivra pleinement… SOURCE FUTUROPOLIS

 Mon avis :

Le site Babelio est formidable, il propose fréquemment des opérations masses critiques où en échange d'un billet sur son blog on reçoit un livre.



Le thème de cette masse critique de fin juin dernier était l'univers des BD et mangas, l'occasion pour moi de découvrir une BD, me laissant porter par les couvertures et thèmes j'ai coché celle-ci : " Un certain Cervantès " me souvenant de billets positifs chez mes tentateurs de la blogosphère.

 Ce n'était pas mon premier choix, mais j'ai bien fait de découvrir cette BD de belle qualité.

On entre dans cette histoire comme dans un western. Un homme chapeau vissé sur la tête ère dans une ville fantôme ... On ne sait pas à quelle période nous sommes... 

Le dessin est en noir et blanc et on a de beaux lavis. Parfois une minuscule touche de couleur...

On suit alors cet homme, un certain Cervantès, Mike de son prénom.

 Très vite cet homme est arrêté et on peut situer l'espace temporel de cette histoire, il s'agit de l'époque actuelle. 

Cervantès va s'engager dans l'armée pour effacer ces problèmes judiciaires et à partir de là les ennuis vont se cumuler !

Pris en otage et ruer de coups, il perdra même son bras, rentre alors en scène ( en case ) un deuxième homme le vrai : Miguel de Cervantès.

L'auteur va alors se faire mélanger et refleter les deux histoires de ces deux hommes à quelques siècles de distance. 

L'auteur d'ailleurs confonds les deux histoires au point que nous lecteurs avons de la peine a déterminer à qui, arrive quoi... Mais au fond c'est mieux ainsi.



Je ne connaissais pas la vie de l'auteur de Don Quichotte, cette BD m'a permis d'en savoir plus et de voir que les combats contre les moulins à vent peuvent tout à fait hélas être contemporains...

Mike Cervantès devient le Don Quichotte des temps modernes ! L'auteur nous le rends très vite sympathique, et on se prends à penser comme lui. Il y a des batailles à mener toujours aujourd'hui. 

Au final cette BD m'aura bien plu tant pour l'histoire qui nous donne à réfléchir que par le traitement du dessin. 

Le mélange des époques est original et les dessins des paysages américains, des voitures et autres villes typiques sont très réussis.



Vous pouvez lire une intéressante interview de l'auteur Christian Lax sur actuaBD, il y parle notamment des différentes techniques de dessins qu'il a utilisées.

J'ai reçu avec cette BD un très joli Tiré à part !



Merci beaucoup à Babelio et aux Éditions Futuropolis pour cette lecture !
Quant à vous je ne peux que vous inciter à suivre 
ce Don Quichotte des temps modernes 
dans des paysages américains splendides !



tous les livres sur Babelio.com


 

mardi 4 août 2015

Yeruldelgger Ian Manook


Rude journée pour le commissaire Yeruldelgger Khaltar Guichyguinnkhen. A l’aube, il apprend que trois Chinois ont été découpés au cutter dans une usine près d’Oulan-Bator. Quelques heures plus tard, dans la steppe, il déterre le cadavre d’une fillette aux boucles blondes agrippée à son tricycle rose. Il y avait la Suède de Mankell, l'Islande d'Indridason, l'Ecosse de Rankin, il y a désormais la Mongolie de Manook !
Une maîtrise époustouflante pour le polar le plus dépaysant et le plus primé de tous les temps : le prix des lecteurs Quais du polar/20 minutes, le prix SNCF 2014, le prix des lectrices de Elle (polar) et le Prix des Lecteurs Notre Temps 2014.
Coup d’essai et coup de maître. 20 minutes.
Un héros au nom imprononçable mais inoubliable. Elle.

Mon avis :


@Didi 2015

@ didicace ayant vécue ...

J'ai acheté ce livre lors du QDP 2015 (voir mon billet ICI), Prix du Quais du Polar de l'année précédente !

Voilà un livre que j'avais envie de découvrir et j'ai été flouée par le nom de l'auteur ... Non non, il ne vient pas de Mongolie comme j'ai pu le croire...

De plus son nom est un pseudo, son vrai nom est Patrick Manoukian. 

La lecture de ce livre aura été faite de péripéties diverses ! 

D'abord se trouver bête de découvrir que l'auteur n'a rien a voir avec la Mongolie. 

Ne pas lire ma Didicace de suite et chercher après avec une amie (Dup') ce qui est écrit ! Mais j'ai trouvé élémentaire ma chère Dup'

Et puis, lire ce livre lors de la canicule et le transporter avec un verre isotherme pas du tout étanche .... Je suis agacée car j'ai totalement bousillé mon livre de poche, ça gondole dur !

Le lire à la fois dans le train et aussi à la maison dans des conditions météo extrêmes loin du froid de Mongolie ! Record battu à Saint-Etienne avec 42 degrés et quelques !

Yeruldegger m'en a fait voir de toutes les couleurs ou plutôt je ebrais dire :  j'en ai fait voir de toutes les températures à ce livre ! 
De 42 degrés à quelques 18 degrés, soyons généreux, pour mes vacances Bretonnes...

ça sèche !!! @Didi

Mais revenons à ce livre, sa lecture m'a bien accaparée et j'ai suivi avec intérêt et inquiétudes les enquêtes de Yeruldelgger (pas facile à prononcer surtout quand on veut donner des conseils de lecture aux amis ...).

Et oui Yerul' ( je peux mieux rouler les R ainsi ...) à plusieurs enquêtes sur les bras au début du livre. 

La Mongolie est très présente, le pays de cet homme.

 Les personnages sont très marquants et marqués. Ils nous plaisent ou nous déplaisent. 

J'ai aimé que ce livre se lise dans les trépidations de courses poursuites et/ou traques sauvages ! On reprends difficilement son souffle !

J'ai aimé que ce livre mêle la nature et aussi les villes et leur caractère presque aussi sauvage que la pleine nature.

J'ai aimé les descriptions poétiques des étendues sauvages et du rapport du héros avec sa terre.

" Yeruldegger n'entendit pas les dernières paroles du Nerguii. il s'endormit, épuisé, avachi dans la poussière blanche de la carrière, insensible au parfum roux de l'écorce des mélèzes, à celui plus poudreux de la terre chauffée par un soleil blond sous une herbe rare et jaune, à la pointe fraîche et bleutée des senteurs d'ombre dans les sous-bois, à l'odeur aigrelette des jeunes bouleaux... Il était tombé dans un sommeil épuisé comme on s'abandonne à une petite mort attendue. "

J'ai aimé les descriptions des bêtes sauvages de cette histoire, toutes les bêtes, même les bêtes humaines. 
Les us et coutumes de la Mongolie sont très bien mis en valeur (pauvres petites marmottes...). ,

" Yeruldelgger sourit sans répondre. cette vieille et ces femmes, il les avait connues dans sa jeunesse, sous d'autres cieux immenses, dans d'autres steppes infinies, mais autour du même feu et des mêmes traditions. préparer les marmottes, rouler dans leurs ventres ouverts les gros cailloux brûlants, les reconduire pour que les viandes cuisent de l'intérieur, les approcher en même temps d'un feu de bois pour les cuire de l'extérieur. Enfant, il les avait longtemps regardé les grands faire les gestes, puis il les avait appris, en se brûlant les doigts par maladresse et les lèvres par gourmandises."

Les femmes : Oyun, Solongo, Saraa sont présentes autour du héros de Yeruldelgger (collègue, compagne et fille). 

Certains hommes ne sont pas à croiser sur votre chemin ...

Un rebondissement que j'avais vu venir (qui m'a fait avancer pour en être certaine) constitue le seul petit bémol à cette lecture...

En résumé un livre qui m'a embarqué sur les traces de ces personnages dans un pays relativement méconnu du moins pour moi. Une nature sauvage au centre de la vie où les hommes ne sont pas les derniers à exprimer leur caractère plus que sauvage...


Je lirais la suite " Les temps sauvages "  et essayerais de lire le livre cet hiver !

Merci Ian Manook pour cette belle et sauvage histoire.

 Quant à vous amis lecteurs n'hésitez pas à le lire 
pour un peu vous refroidir en cet été chaud
 ou/et pour découvrir la Mongolie sans risque
 mais avec le cœur bien accroché !


tous les livres sur Babelio.com

dimanche 12 juillet 2015

Les plantes sauvages de nos campagnes de Bernard Clément



 Photographe-naturaliste, l’auteur présente 200 plantes sauvages.
Plantes nourricières ou guérisseuses, bienfaisantes ou maléfiques, plantes sacrées ou belles tout simplement, chacune d’elles fait l’objet d’une minutieuse « revue de détail », complétée par une photographie rapprochée rendant leur identification plus aisée.
Vous apprendrez à les connaître et ainsi à mieux comprendre la longue histoire qui les unit aux hommes depuis des temps immémoriaux. SOURCE GESTE ÉDITIONS

Mon avis : 

Un très joli livre des Éditions Métive reçu dans le cadre de Masse Critique chez Babelio !

 Je les en remercie vivement, l'un et l'autre. 

Curieuse de la nature, j'aime regarder les plantes qui l'ornent. Ce livre nous permet de les identifier avec de belles photos sur une page entière.  

L'image est un guide précieux pour l'identification de telle ou telle espèce et sur l'autre page en face il y a la description de la plante.



On nous donne aussi les références étymologiques du nom de la plante, ses autres noms plus communs. L'auteur nous décrit par des termes botaniques la plante concernée (ce qui peut paraitre parfois redondants par rapport à la photo...).

Enfin, un chapitre très intéressant est fait sur les usages et des remarques concernant la plante :

Des vertus médicinales aux vertus nourricières, de l'histoire  et des légendes aussi, en passant également par le langage des fleurs. C'est bien cette partie que m'a le plus plu dans cet ouvrage car on apprend des tas de choses. 



Il ne peut être totalement guide pour les plantes sauvages car c'est du beau livre et il n'est pas pratique de le glisser dans son sac à dos pour identifier les plantes sauvages sur place... 
Mais il ne se veut pas guide alors il trônera parmi mes livres consultables à tout moment.

On peut, peut être, l'utiliser quand le long du chemin on récolte pour un herbier éventuel, les plantes glanées ça et là en chemin ou  bien pour faire une promenade fictive en lecture et apprendre toujours plus sur les vertus rencontrer chez Dame Nature.

Un beau livre qui va orner ma bibliothèque 
et s'ouvrira au gré de mes curiosités et découvertes sauvages !

" La nature est éternellement jeune, belle et généreuse. 
Elle possède le secret du bonheur et nul n'a su le lui ravir. " 
George Sand


 J'en profite pour participer avec cette lecture 
au Challenge Chlorophylle de chez mon amie Syl. 


 

mercredi 1 juillet 2015

Messe Noire Olivier Barde Cabuçon



Moisson de noir lors du quai du polar souvenez -vous c'était ICI

J'ai profité de ce rendez vous pour aller saluer avec ma meilleure amie un auteur que nous  connaissons et avec qui nous aimons discuter (et avec qui, par ailleurs, nous avons vécu de folles aventures virtuello-ludiques sur un forum où nous avons été bannis... bref vitre ...), j'ai nommé   : 

Olivier Barde-Cabuçon

Une belle Didicace pour moi !
Olivier Barde-Cabuçon a commencé une série avec ces enquêtes du commissaire aux morts étranges. Rien que le nom, tout un programme ! La série compte déjà 4 titres ! 


De plus Olivier Barde-Cabuçon a écrit d'autres romans, comme :  " Les adieux à l'Empire " qui réapparait aux Éditions Babel, avec une très belle couverture. 


Fidèle à mes envies et attirée par la très belle couverture de Messe Noire chez Babel Noir, je n'ai pas commencé par le premier de cette série mais pas celui-ci, qui est le deuxième et à eu le Prix Historia.

Avec Messe Noire, j'ai très vite plongé dans l'atmosphère de Paris au 18ème siècle avec les deux personnages principaux (et récurrents de cette série), à savoir : un moine érudit et un commissaire aux morts étranges qui est son fils ( ce lien est sans doute dévoilé dans le premier roman de la série). 

Une jeune fille est trouvée "morte" dans un cimetière et le Moine et son fils le commissaire Volnay sont chargés de faire la lumière sur ce meurtre étrange, dont les premiers indices indiquent que celui-ci a été fait comme pour un rite satanique.

Le moine m'est devenu vite très sympathique, je pense que l'auteur à mis beaucoup de lui dans ce personnage. Son fils le commissaire aux morts étranges est plus froid et distant, souhaitons que celui-ci se déride un peu ;-)

Ces deux messieurs sont obligés de travailler avec la belle Hélène qui à un rôle très ambiguë...

Les rebondissements nous entraînent dans divers quartiers de Paris et nous allons même à Versailles. On sent les complots, les pièges, et on ne sait plus à quel Saint se vouer...

J'ai aimé suivre ces deux personnages dans leur quête de vérité, j'ai aimé la liberté de pensée du Moine et la rectitude de son fils. Et j'ai aimé que leur relation père fils soit mis en avant. 

J'ai aimé particulièrement les descriptions des différents quartiers de Paris et de ses habitants, des mœurs de ses habitants et des personnes de la Cour qui transitent dans les salons.

Et puis le moine est particulièrement attachant, Volnay, lui, je l'imagine très beau.

Les personnages féminins ne sont pas tout roses, néanmoins quelques personnages secondaires féminins sont attachants : l’écureuil une jeune prostitué et La dame de l'eau une sorte de magicienne sorcière !

Un petit bémol, sur la fin Olivier Barde-Cabuçon nous rembobine le fil de l'enquête comme pour bien nous expliquer tous les affres de cette enquête... Je trouve que ce n'était pas nécessaire... Peut -être pour éclaircir quelques points obscurs dans la fin du livre... 

Et puis et c'est juste un clin d'oeil météorologique : il fait beaucoup de vent dans cette histoire. Le vent est présent sous toutes ses formes : de la tempête à la douce bise... 

Amis lecteurs, n'hésitez pas à suivre ces deux Messieurs dans Paris. 
Soyez prudents car même si ces deux là, sauront vous protéger 
il y a des forces occultes à chaque détour de rue ...

Quant à moi, j'ai lu (sous les recommandations de l'auteur cf ma Didicace)
 avec mon amulette (mon marque page fétiche) 
alors je me suis laissée envouter juste pour le plaisir 
et repartirais à l'aventure 
avec le commissaire aux morts étranges et le Moine, 
experts du 18ème siècle !
Merci Olivier !